‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 196 sur 240 · Quis procul ille autem ramis iosignis olivœ · texte numérisé non relu

Quis procul ille autem ramis iosignis olivœ

(Virg., Énéidr^ VI, v. 808.) 3. Voir notice historique, p. 108.

LES LUSIÂDES. GH. VIII (St. 6-8). SOT

« temps* sillonné les mers*. ïl élève des mur« d'une éler^ « nelle durée, et consacre un temple à Minerve. C'est « Ulysse*. Il rend hommage à la déesse qui lui fit don de « l'éloquence. L'effroi de l'Asie, le destructeur d'Ilion», « devient en Europe le fondateur de Lisbonne.

« Quel est ce guerrier dont l'aspect m'épouvante? Il « couvre de morts les champs de bataille, renverse de» <c cohortes entières, et foule aux pieds des drapeaux oh « des aigles sont peintes. — C'est Viriate *. Ce héros fut « berger. Plus habile à manier la lance que la houlette, « il battit des préteurs et des consuls, et fit trembler les « maîtres du monde.

€ Rome qu'il avait humiliée, Rome, autrefois si géné^ « reuse envers Pyrrhus, fit périr par un lâche assassinat « le héros qu'elle n'avait pu vaincre. Triste exemple (c d'une nation civilisée, sacrifiant le droit des gens à ic son orgueil et l'honneur à ses intérêts I

« Vois cet étranger qui, réfugié parmi nous, guide « nos étendards contre son injuste patrie*. C'est à nous « qu'il devra sa renommée. Depuis longtemps les guer- « riers de la Lusitanie avaient fait leurs preuves de coûte rage. Avec eux, il triomphe des aigles romaines.

« Vois par quel heureux artifice il s'empare de l'esprit « des peuples! Une biche apprivoisée* s'approche de

1. Qui, domitor Trojae, muitorum providus urbes Et mores hominum inspeiit, latumque per œquor, Dum sibi, dum sociis reditum parai, aspera muila Pertulit, advfiraiB rerum immereabilis undis.

(Horace, Épi. 1, 2, t. 19-22).

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