Voir notice historique, p. Itft
6. Quique feros moiit Sertorius exsul Iberos. (Lucaln.) 6. Plutarque, qui a écrit la vie de Sertorius, n'a pas manqué de parler de eette biche appriioisée : « 11 finit, dit-il, par l'apprivoker
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cr son oreille, et lui promet la victoire. Sertorius entend « seul la voix de Toracle, et tout marche à la voix de « Sertorius *.
. « Cette autre bannière offre à tes yeux le père de nos « souverains. Nos historiens lui donnent pour berceau la « Hongrie, et les étrangers la Lorraine. Après avoir « vaincu les Maures, les peuples de la Galice elles guer- « riers de Léon, le comte Henri* va sur le tombeau du « Christ sanctifier la tige de nos rois.
c Quel est, disait le Malabare étonné, ce foudre de « guerre qui, avec une armée si peu nombreuse, enfonce « et détruit tant de bataillons? Que de combats livrés 1 « Que de villes emportées d'assaut! La terre, autour de <c lui, est couverte de couronnes brisées et d'étendards « renversés.
— « C'est le fils de Henri, Alphonse !•', qui enlève aux a Maures le Portugal. La Renommée oubliera pour iui « tous les héros de l'antiquité : elle en jure par le Styx.
et la rendre si familière, qu'elle venait à sa voix, et le suivait partout, sans s^effaroucher Jamais du tumulte du camp ni du bruit des soldata : alors il se mit peu à peu à la diviniser, pour ainsi dire, débitant que cette biche était un présent des dieux ; et, comme il connaissait Tempire de la superstition sur les Barbares, il leur fit accroire que cet animal lui découvrait bien des choses cachées. Voici par quels artifloes il accréditait cotte imposture. Était- il Informé, par quelque avis secret, que les ennemis avaient fait une incursion sur les terres de sa province, ou qu'ils avaient sollicité une ville à la défection, il feignait qUe la biche lui avait parlé pendant son sommeil, et lui avait commandé de tenir les troupes prêtes à combattre. Apprenaltril qu*un de ses lieutenants avait obtenu quelque avantage, il faisait cacher le courrier et produisait en public la biche couronnée de fleurs, ce i]ui annonçait uoe heureuse nouvelle ; il disait au soldat d'avoir bon courage et de faire des sacrifices aux dieux, leur promettant qu'ils apprendraient bienl6i quelque bon succèfi. C'est ainsi qu'il les rendit souples et soumis 1 toutes ses volontés : car ils croyaient obéir non point aux conceptions militaires d'un homme étranger, mais à un dieu. > (Ch. XI et XII.) 1 . Dans la tragédie de Sertorius, Corneille fait dire à son héfotf :
« Borne n'est plus dans Rome ; elle est toute où je suis. •
•; 2. Voir notice historique, p. 133.
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(( G*est lui que le ciel a choisi pour dompter les infidèles. « D'un bras terrible, il les saisit, les renverse, et sur les (( débris de leur puissance, fonde à jamais la grandeur (c de sa race.
(( Mets César ou Alexandre à la place d'Alphonse; a donne-leur une poignée de soldats ii commander, et tt tout le peuple maure à combattre; et tu douteras « qu'Alexandre ou César fussent sortis de la lutte aussi « glorieusement que mon héros. Vol) à quels sont nos « rois; connais maintenant leurs sujets.
a Observe ce vieillard qui lance un regard courroucé u sur le jeune souverain qui fut son élève. Indigné de le « voir vaincu : Rallie tes guerriers, lui dit-il, et retourne « au combat. Le prince obéit ; le vieux guerrier Tac- « compagne et lui rend la victoire. Ce grand homme est a Égas Moniz^. L'honneur et la fidélité n'ont point de « plus parfait modèle.
« Le voici qui, la corde au cou et vêtu d'une humble <c tunique, se jette avec sa femme et ses enfants aux « pieds du roi de Castille. Son jeune maître qu'il a sauvé « par le traité de Guimaraens, refuse d'en remplir les (( conditions. Égas en était le garant : pour dégager sa « parole, il se dévoue à la mort, et se condamne noble-^ <c ment pour absoudre son roi.
« Fut-il moins grand que ce consul romain qui, sur- « pris aux Fourches Caudines et contraint de passer « sous le joug, se livra, pour sauver l'honneur de son « pays, entre les mains des Samnites*? J'admire la con-