Exlemplo magnas it Fama per urbes
(Virg., Enéide, IV, v. 173).
3. Allusion à la peinture d'Ovide qui représente la Renommée, accompagnée de la Crédulité et de T Erreur.
Illic Credulitas, illic temerarius Error
{Mélam.f XII, y. 59.)
4* C*est ainsi que les Phéniciens, sous Tactlon de Mercure qui leur a été envoyé par Jupiter, dépouillent leur humeur inhumaine et que Didon prend à l'égard des Troyens un esprit do pai\ et des sentiments bienveillants :
ponuntque feiocia Pœni
Corda, Yolente deo : in primii regina quietnm Accipitiu Teucros animam nieutemque benignam.
(Virg., Énéidey I, y. 302-304)
LBS LUSIADES. CH. IX (St. 47-SO). 547
Le cœur des déesses, plus mobile encore et plus sensible à la gloire , est déjà du parti des héros. < L'Envie seule, la cruelle Envie a pu, se disaient-elles, armer Bacchus contre des mortels si grands. »
Cependant le fils de Vénus commence à décocher ses traits; la mer en est couverte. Les uns traversent rapidement Tonde agitée ; les autres glissent à la surface, se relèvent, retombent, et par d'obliques détours, descendent au fond des eaux. Les nymphes chancelantes exhalent de profonds soupirs; elles appellent leurs glorieux époux. Aucune d'elles ne les connaît encore; mais, sur la foi de la Renommée, elles s'en forment l'image.
Téthys seule semblait invulnérable. Le dieu rapproche avec effort les extrémités de son arc* d'ivoire. C'est Téthys qu'il menace; c'est à ce cœur rebelle qu'il destine un dernier trait. La corde frémit , le trait vole... la victoire est complète. L'Amour n'a plus de flèches à lancer, ni de nymphes à combattre. Les déesses languissantes ne vivent plus que pour se sentir mourir d'amour.
Ondes azurées, faites place à la fille des mers , à Vénus, qui vient au secours de ses victimes. La voyez-vous qui, de la main, vous montre des voiles blanches poussées par les zéphyrs sur la cime des flots? Et toi, qui versas la flamme au sein des Néréides, Amour, achève ton ouvrage ; viens enhardir la craintive pudeur.
Déjà les nymphes se raniment. Leurs mains s'enchaînent avec grâce, leurs mouvements se cadencent; Tonde se courbe, et les porte à la rive fortunée où Vénus les conduit. Une tendre inquiétude fait palpiter leur cœur ; mais la déesse leur parle et les rassure. Déjà vaincues par l'Amour, pouvaient-elles se montrer indociles aux conseils de sa mère?