DigDum laude viram Musa vetat mori ; Cœlo Musa beat
(Hor., Od., IV, 8 ; v. 28-Î9.)
2. Romulus et Liber paler et cum Castore Pollui, Post iDgentia facla Deoram in tompla rocepti
(Hor., Éptt., il, 1 ; y. 6-6.) Hac arte Pollux et vagus Hercules Enisus arces altigit igneas ; Hac te merentem, Bacclie pater, tus Vexere tigref , indocili Jugum Collo traheiites ; iiac Quirinus
Martis equis Acheronta fugit
(Hor, Od.. Ul, 3; v, 9-lG.)
3. La vertu, dit encore Horace, ouvre le ciel à qui a mérité de ne pas mourir ; elle ose y tendre par une route refusée au vulgaire :
Yirtu», recludens imnieritis mori Cœlum, negata tentât iter Tia.
{Od., III, S; T. Sl-fS.)
558 LES LUSIADES. CH. IX (St. 91).
rolympe : le ciel s'ouvrait aux bienfaiteurs de la terre'.* Jupiter, Mercure , Phebus et Mars , Énée et Romulus ', les deux Thébains^ Gérés, Pallas , Diane et Junon, n'étaient que les enfants des hommes.
Mais la voix de la Renommée en a fait des dieux, des demi-dieux , des dieux de la patrie , des génies protecteurs et des héros. 0 vous donc qui aspirez à la gloire, voulez-vous être aussi grands qu'ils Tont été sur la terre? réveillez-vous au bruit de leurs actions. Ils n'attendaient point dans un lâche repos les honneurs de Tapothéose'.
1. Cicêron, dans son ouvrage de natura deorum, donne la même eiplication queCamoens. « Ce fui, dit-il, une coutume générale, que les hommes qui avaient rendu d'importants services à la société ftissent placés dans le ciel parla gloire et la reconnaissance. Ainsi ftirent déiflèB Hercule, Castor, PoUui^^Escu lape, Hacchuset Romulus qu'on dit ôtre le même que Quirinus. — Susceplt vita hominum consuetudoque communis, ut beneflcils excellentes viros in cœlum Tama ac voluntate tollerent. Hinc Hercules, liinc Castor et Pollux, hinc i£sculapius, hine
Liber, hinc Romulus, quem quidem eumdem esse Quirinum pu-
tant. 9 (11, 34.)
2. L'Italie avait eu ses héros comme la Grèce. L'Enéide en donne la liste jusqu'à Énve, fils de Vénus, demi-dieu par sa naissance, et qui, à sa mort, fut l'un des dieux indigètes du Latium, Jusqu'à Romulus, fils de Ifars* qui étaft adoré comme une divinité protectrice tous le nom de Quirinus, et que la législation des Douie-Tables ellemême recommandait à la dévotion des Romains. Voici ce que disait la loi : « Que l'on adore les dieux, et ceux qui ont toujours été regardés comme habitants du ciel, et ceux que ieurt méritet y ont appetéi. Hercule, Bacchus, Esculape, Castor, Pollux, Quirinus, et cet vertut qui donnent aux hommet Ventrée du ciel^ la Raison, le Courage, la Piété,
la Foi ; que toutes aient des temples — Divos, et eos, qui ccelestes
semper babiti, colunto, et ollos, quos endo coelo mérita locaverunt, Herculem, Liberum, iËsculapium, Castorem, Pollueem, Quirinum ; ast olla, propter quœ dalur homini adscensus in cœlum, Mentem, Vir-
tutem, Pietatem, Fidem, earumque laudum delubra sunto »
(Cicéron. Des lois, 11,8.)