‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 222 sur 240 · CHANT DIXIÈME · texte numérisé non relu

CHANT DIXIÈME

Déjà le radieux amant de Tinfidèle Goronisi allait plonger ses coursiers dans les vastes flots qui baignent la rive occidentale du Témistitan ' ; Tardeur du soleil cédait à la douce haleine du zéphyr ; un souffle pur ridait la surface des eaux, et ranimait les jasmins et les lis, fatigués de la chaleur du jour, lorsque les nymphes et leurs amants s'avancèrent, en se donnant la main, vers le palais de Téthys. C'est là que , sous des lambris incrustés de métaux étincelants , les attendait un festin magnifique.

Us se placent deux à deux sur des sièges de cristal, Tamant à côté de sa nouvelle conquête. Sur des sièges d'un or pur, à la place d'honneur, sont assis la reine des mers et Gama. Des mets délicieux s'élèvent sur des plats d*or, tirés du sein de l'Atlantique. Tout ce que la renommée raconte des festins de Cléopàtre n'approche point de ce banquet céleste '.

1 . Coronis, fille de Phlégiv, roi des Lapithes, était d*une beautû

remarquable.

Pulchrior in iota, quam Larisssa Corouif, Non fnit Hcmonia.

(Ot., Métam., II, t. 54S-543.)

Après a¥oir plu à Apollon, elle lai fut infidèle. Le dieu se fengea en la perçant d*une de ses flèches : mais, en mourant, elle implora sa pitié pour Tenlant qui allait naître, et Apollon sauva Eisculape quM confia au centaure Chiron. (Ov. Métam., II.)

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