Voir Nolice historique, p
3. Tristan da Cunha commandait la flotte qui comptait au nombre de ses capiUincs Alphonse d'Albuquerque^ futur successeur d*Almeida. Voir Notice historique, p. 254.
574 LES LUSIADES. CH. X (St. 30-42).
« C'est l'éclat des armes d'Albuquerque ; il vient con- « quérir Ormuz. Braves pour leur malheur, les Persans i< refuseront une paix honorable : ils voleront au com- « bat ; mais leurs flèches , repoussées par une main in- « visible, retourneront en sifflant sur ceux qui les auront M lancées, tant le ciel est favorable aux guerriers qui « combattent pour sa gloire !
a Le sel amoncelé sur ces rives ne pourra sauver de « la corruption les cadavres des vaincus ; ils infecteront « les plages de Calayate,de Mascate et de Djaroun, jus- « qu'au jour où les Persans domptés consentiront à « livrer en tribut les perles de Bahreïn.
« Que de palmes entrelacées par la main de la Victoire « vont ceindre le front d'Albuquerque ! que de lauriers <( il va cueillir sur les remparts de Goa! S'il abandonne « un instant sa conquête , c'est pour la ressaisir d'une « main plus assurée ; c'est pour se montrer bientôt su- « périeur à la fortune, supérieur à lui-même.
« Il revient plus terrible ; il brave et le fer et la flamme « et la balle homicide, et traverse les bataillons de l'Indien « et du Maure. Tels que des lions aflamés* ou des tau- « reaux furieux, ses soldats se précipitent sur ses pas , « et , par des prodiges de valeur, signalent noblement « la journée où les chrétiens célèbrent la mémoire de la « vierge du Sinaï*.