‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 233 sur 240 · Voir Notice historique, p. 286 et suiv · texte numérisé non relu

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LES LUSIADE8. CH. X (St. 61-64). 581

« disputée. Mélik, le terrible Mélik, n'a cédé qa'à la (( puissance du glaive.

« Noronha vient remplacer Nuno. A son approche, (( Diu qu'environnaient les soldats de Soliman, Diu dont « la défense immortalise Antoine de Sylveira*, voit fuir « épouvantés les janissaires et leur chef. Le sceptre de « Noronha est remis, après sa mort, dans les mains du a valeureux Etienne, de ton fils, qui portera la terreur « jusqu'au fond de là mer Rouge*.

« A ton digne rejeton succède le héros du Brésil, le « vainqueur de ces redoutables forbans que la France et « Neptune auront vomis sur la rive américaine. Amiral « et vice-roi, il escalade en plein jour les remparts de « Daman •, et, le premier, y pénètre à travers les feux (c et les traits qui pleuvent sur sa tète.

« Une heureuse alliance va l'unir au roi des Guzarates. « Pour la défense de ce monarque qu'inquiète le Mogol, « il construit la forteresse de Diu, nouveau boulevard de (( la puissance portugaise. Menacé par le Samorin, il « court à sa rencontre, lui ferme tous les passages et le « force à une retraite sanglante.

« Repelin, vainement défendu par son roi, Repelin, « réduit en cendres, atteste l'impuissance de ses guer- « riers et l'intrépidité du héros. Mais un triomphe plus « éclatant va couronner tant de succès. La flotte de Ca-

1. ÀDtoiDe de Sylveira s'était acquis une si belle renommée que . François i*' avait voulu posséder son portrait et l'avait placé, dans

sa galerie, à côté de celui de Bayard. Voir Notice historique, p. 287.

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