‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 26 sur 240 · Pages 85 et lui · texte numérisé non relu

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NOTICB SUR LES LUSIADC8. 71

l'or et des grandeurs. Leur austérité n'est, qu'un mas- 'fque; leuùr justice, qu'une lâche oppression. Obéissez aux lois, répètent-ils sans cesse. Mais leur voix ne s'adresse qu'au peuple ; ils sont muets aux pieds du trftne*. »

Et comment voudrions-nous, après avoir lu ces éloquentes moralités, les retrancher des Lusiades? Comment consentirions -nous à sacrifier, par exemple , l'épilogue du X* chant, ces exhortations à Sébastien, exprimées en si beaux vers, et qui font tant d'honneur au caractère de celui qui les a écrites ?

Lorsque parfois on a considéré comme un défaut de composition les réflexions philosophiques de notre auteur, on n'a pas voulu remarquer qu'il les introduit rarement dans le cours de ses narrations, qu'il les réserve presque toujours pour la fin, et qu'alors, les personnages disparaissant un moment, il se met à leur place pour parler comme le chœur dans les anciennes tragédies grecques ; on ne s'est plus souvenu de cette judicieuse sentence de Marmontel : « Le chœur fait partie des mœurs de la tragédie ancienne; les réfiexions et lés sentiments font partie des mœurs de l^épopée. »

Le reproche qu'on a adressé à l'explication des peintoes tracées sur les bannières des Portugais nous paraît beaucoup plus fondé. Cette explication , dit-on, n'est qu'une répétition des récits faits par Gama au roi des Mélindiens. — Nous pourrions répondre que le môme

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