‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 30 sur 240 · Enéide^ Ut. I · texte numérisé non relu

Enéide^ Ut. I

Non obtusa adeo geiUmiu pecton Posni,

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NOTIGB SUR LES LUSUDB8. i03

Afiicains; mais le soleil n'éclaire pas de si loin les peuples de Mélinde, qu'ils ne sachent apprécier le mérite des grandes actions. » — On voit, par ces quelques mots d'explication, à quoi se réduit le seul reproche que la critique la plus minutieuse ait essayé d'adresser à l'auteur des Lusiades, en ce qui concerne la Yraisemblance ou la vérité historique.

Pureté et élégance de style. — Il est un autre mérite qu'aucun conmientateur ne s'est avisé de lui refuser, c'est la pureté et l'élégance du style. « Donnez à mes vers, avaitril dit aux nymphes du Tage, une harniODie si brillante et si pure, que le dieu du Pinde d>andonne pour vos ondes les flots de THippocrène S » ^ l'on sent, en le lisant, que son vœu a été pleinement exaucé.- Aussi La Harpe lui-même es1>-il obligé de lui ^ndre justice sous ce rapport : « Son poème, avoue- ^'-il, se recommande surtout par l'espèce de. beauté qui ^ntribue le plus à faire vivre les ouvrages de poésie, <^lle du style. )> En effet, Télocution de Camoens, qui ^'élève quelquefois jusqu'au sublime , est toujours ^oble et naturelle sans affectation. Il possédait au plus liaut degré l'art d'ennoblir par l'expression les choses communes et vulgaires. C'est lui qui a le plus contribué à fixer la langue du Portugal, et l'on peut dire aujourd'hui qae, trois siècles après sa mort, aucune des expressions dont il s'est servi , aucun des mots dont il a enrichi cette langue, n'a encore vieilli.

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