Ch. 111, 8t
i34 APBHÇU DE L'HISTOIRE DE PORTUGAL.
grie, dit le poëte^, il avait appris de son père Tari de gouverner les peuples. La Lusitanie, qui n*était pas encore un royaume, fut le prix de sa vaillance. Il reçut, avec le titre de comte, la main d'une princesse qui devait le jour au monarque espagnol. » D'autres ont prétendu qu'il était de la maison de Lorraine, et Gamoens, comme on le voit par la 9* stance du VIII« chant, rapporte lui-môme cette opinion sans l'adopter ni la combattre :
Nos Hungaro o faxemos, porêm nado Crem ler em Lotharingia os estrangeiros.
« Nos historiens lui donnent pour berceau la Hongrie, et les étrangers, la Lorraine. » D'autres enfln le font neveu de Godefroy, qui conquit Jérusalem. Mais toutes ces opinions ont été détruites par un manuscrit du douzième siècle, trouvé dans l'abbaye de Flcury et imprimé à Francfort par le savant Pierre Pilhou. C'est d'après ce manuscrit que Théodore Godefroy publia, en 1624, son Traité de l'origine des rois de Portugal^ où il prouve que ces princes descendent on ligne directe de la maison de France. Robert le Saint, fils de Hugues Gapet, eut deux fils : Henri I", roi de France, et Robert, duc de Bourgogne. Le comte de Portugal, Henri , gendre d'Alphonse VI, était petit-fils de Robert, duc de Bourgogne, et arrière-pctit-fils de Robert le Saint.
Le comté de Portugal*, à sa création, comprenait le