Ch. m, st. u
2. De Portus Calé, dénomination primitive de la ville de Porfo, ainsi que d'un bourg plus ancien du nom de Calé^ qui occupait TeiiH placement actuel de Gaia, sur la rive gauche du Douro, et finit par attacher son nom à tout le pays environnant. De là Portucalia^ puii Portugal, Il faut observer, d'ailleurs, que tout lo nord de cette contrée faisait alors partie de la Galice, et Pétymologio la plus simple serait peut-être celle que Ton tirerait de la combinaison du nom de cette province avec celui du port qui y dominait à cette époque. (Gh. Vogel.)
^rritoire de Porto, tentre Douro et Mtnko, la province ^e Beira, le pays de Tras^s-Montes et tout le territoire ^e Galice jusqu^au château de Lobeira. Les villes prinopales étaient Porto, Goïmbre, Yiseu et Guimaraens ; ^^tte dernière, qui était située à trois lieues à Test de IBraga, fut choisie par Henri pour capitale. L'embouchure du Tage n'appartenait pas alors aux chrétiens, et Lisbonne était aux musulmans.
On ignore les clauses du contrat dotal qui spécifiait la oature des obligations par lesquelles le comté de Portugal se trouvait, à Torigine, lié envers le roi de Gastille. U est probable, comme le fait remarquer Schœffer ^ que le beau-père et le gendre prenaient pour règle, dans leurs relations, leur parenté et leur affection plutôt qu'une ligne de subordination exactement tracée; mais il est incontestable que, tout en jouissant d'une puissance presque illimitée. Henri resta toujours moralement, visi-vis d'Alphonse YI, dans une situation dépendante.
Après la défaite des Castillans à Yelès et la mort d'Alphonse YI (1109), il modifia lui-même cette situation. 11 avait triomphé des Maures dans dix-sept batailles et réuni à son comté une partie de leur territoire; il occupait Cintra, peu éloignée de Lisbonne. 11 crut le moment venu de s'affranchir de toute dépendance, et désormais s'intitula officiellement par la grâce de Dieu, comte et seigneur de tout le Portugal,
11 montra, d'ailleurs, dans son gouvernement, autant de modération et de prudence que de vaillance et de fermeté. Il s'attacha ses sujets par des privilèges accordés à propos ; les villes et les principales bourgades reçurent de lui leurs foraes.
Pour ajouter à sa gloire, certains chroniqueurs ont raconté qu'il prit part à la première croisade. Nous de-