Ch. m, st. 29, 30 et
APBBÇU DE L*HI8T0IRB DE PORTUGAL. 139
86 montra plus que généreux envers le comte, qu*il se oontenta de bannir du Portugal, et plus que sévère envers sa mère, qu*il fit enfermer dans le château de Lanhoso. Guerre contre la CasUlle.'^-'De sa prison, Thérèse implora le secours du roi de Gastille, qui saisit avidement €56 prétexte d'envahir le Portugal dans Tespoir de Tan- Kiexer à son royaume. « La Gastille s'émeut, ses innom* iDrables guerriers volent au secours de la fille des rois. Le X^ortugais voit venir Torage et le contemple sans s'émou- "voir. La faveur des cieux ne Ta pas encore abandonné. II se confie à son audace, et les champs de Valdevès sont ^moins de sa gloire et de la honte desCastillans^» Il faut croire toutefois que cette victoire de Valdevès, remportée à quelque distance de Ponte de Lima, ne fut pas assez complète pour décourager les ennemis d'Alphonse, puisque, dès Tainnée suivante, il se vit attaqué de nouveau et assiégé dans Guimaraens par Tarmée castillane. Il s'y défendit avec toute l'opiniâtreté de son caractère et la fierté que lui inspirait le souvenir de ses premiers succès ; mais la ville était mal approvisionnée pour un siège, la famine se faisait déjà sentir et les maladies affaiblissaient journellement la garnison. « Déjà les vaincus ont réparé leur défaite ; ils reviennent plus nombreux et plus terribles. Alphonse, étonné, cherche un abri dans les murs de Guimaraens. Pressé de toutes parts, manquant de vivres et menacé d'une perte irréparable, il périssait si, par un dévouement héroïque , Égas-Moniz n'eût conjuré la tempête '. » Égas-Moniz prit la résolution hardie d'aller, à l'insu de son maître, trouver le roi de Gastille et de lui promettre foi et hommage de la part du prince, si les Gastillans consentaient à s'éloigner de Guimaraens. La