‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 51 sur 240 · Ch. Hl,8t · texte numérisé non relu

Ch. Hl,8t

i52 APERÇU DE L'HISTOIRE DE PORTUGAt^;! ^. '

flotte guerrière allait, sur les traces dtf Frédéric, au secours de rinfortuné Lusignan, dont les soldats, vaiuitts par la soif, s*étaient remis avec leur général entre les mains du grand Saladin. — Poussés par la tempête sur les rivages de la Lusitanie, les Germains se joignent aux Portugais; c^était toujours pour eux la guerce sacrée. Alphonse avait dû la conquête de Lisbonne aux guerriers du Nord; dom Sanche leur dut à son tour la conquête de Sylves ^ » Il ajouta alors à son titre celui de roi du pays d'Algarve ; mais il ne garda pas longtemps cette seconde royauté ; car, de 1188 à H90, Ben-Yousouf rentra dans Sylves, et ne lui laissa que les provinces qui lui avaient été léguées par son père.

Dès lors, dom Sanche ne s'occupa plus de guerre; et quand, cinq ans plus tard, Yacoub, fils dTousouf, après avoir envahi la Nouvelle-Gastille, remporta sur Alphonse VIII la grande victoire d'Alarçon (H95), qui entraîna la chute de Galatrava, Ëscalona, Madrid et Sa* lamanque, tandis que les rois d'Aragon, de Gastille» de . Léon et de Navarre se virent dans la nécessité de solliciter une paix humiliante, les Portugais n'eurent pas à souffrir de cette défaite des Ghrétiens. Il s appliqua particulièrement à repeupler les villes, à en fonder de nouvelles, à faire fleurir Tagriculture, trop négligée sous son prédécesseur, à réparer enfin les ravages des dernières guerres. Il se montra généreux à l'égard des ordres militaires, continua avec persévérance le vaste monastère d'Alcobaça, qu'Alphonse P' avait commencé, et donna une vive impulsion à tous les travaux de son royaume, qu'il parcourait sans cesse.

Il mourut en 1211, après vingt-six ans de règne. II était si cher à ses peuples qu'ils l'avaient surnommé Povoados,

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