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<^iidaiiiiiable, attendii «pie Fair^ reaa, la lerre, tous les
é/éments enfin ont été laits pour les hommes en général,
^ que Ton ne peut les en piÎTer sans blesser le droit na-
^u^ et le droit des gens. » Malheoreosement, lorsque
^^ttc réponse arriva, il était trop tard; Texpédition était
P^^6te et les scrupules d*Édouard s'étaient évanouis. La
^tte ^pareilla le ti août 1436 et, le !26, arriva devant
teiata.
I^'année, qui d*abord devait compter quatorze mille
iiooQmes et qui se trouvait définitivement réduite à huit
'i^iUe, était sous le commandement de dom Henri : elle
^'ï^^ra à la hâte son débarquement, marcha sur Té-
^<^«Ji, dont elle s'empara sans résistance, et se présenta,
^^ S3 septCTnbre, devant Tanger: les vaisseaux, sous les
^^''^djes de dom Ferdinand, avaient déjà commencé le blo-
^^^'^^ du port. Les Portugais s'élancèrent à Tattaque avec
'^^K9 intrépidité ordinaire; mais ils trouvèrent devant eux
'^^^^ multitude innombrable de Maures, et, malgré les
•*^^^8 de bravoure accomplis par les deux princes, ils
"^ï^^nt accablés, poursuivis et cernés jusque dans leurs
^^•^^mchements. D fallut parlementer : Tarmée entière
t en péril; les musulmans exigeaient, pour la laisser
^^mbarquer, qu'on promit de leur rendre Geuta et qu'on
^•^ * laissât pour otage dom Ferdinand, qui avait été le
cipal instigateur de la guerre. Celui-ci se sacrifia et
.^^— ta en leur pouvoir. Son dévouement a été célébré par
^^^ strophes de Gamoens : « Enveloppé parles Maures,le
^ieux Ferdinand tombe entre leurs mains. Qu'il rende
^Ijeuta aux infidèles, et les infidèles lui rendront la
^berté» Apportez-moi des fers, répond le prince ma-
^^nanime; et il livre à l'esclavage des jours destinés
^Qx grandeurs. Godrus cherchant la mort au camp des
^oriens, Régulus reprenant ses fers à Garthage, Gur-
^us se précipitant dans un gouffre, lesDécius mourant
^ans les combats, tous ces héros ne servaient que leui*
te
i96 APERÇU DE L'BISTOIRE DE PORTUGAL.
« patrie : Ferdinand s'immole au salut de THespérie ence tière*. »
Bien de plus noble et de plus touchant que l'héroïque simplicité de ce prince pendant tout le temps de sa captivité. Condamné aux travaux les plus durs, à la nourriture la plus grossière, il opposa la fermeté et la douceur de son caractère à toutes les persécutions dont il fut Tobjet. Les seigneurs portugais étaient instruits des souffrances de son esclavage; mais aucun d'eux n'était disposé à livrer Geuta pour le racheter, et Rome elle-même, consultée par le roi Edouard, déclara qu'il ne convenait pas de commettre une telle transaction avec des infidèles, aucun prince chrétien n'ayant le droit de rendre à l'islamisme des temples consacrés au vrai culte. Dom Ferdinand, abandonné à sa triste destinée, ne proféra pas une plainte ; il témoigna jusqu'au jour de sa mort, le 5 juin 1443, une telle persévérance que le surnom de prince Constant Im fut donné par ses contemporains et lui resta dans l'histoire. Lorsqu'il eut succombé, le potentat de Fez fit accrocher son corps, rempli de paille, au-dessu» d'une des portes de la ville; mais un ancien serviteur réussit à dérober son cœur, qui fut rapporté en Portugal. et conservé dans le monastère de Batalha.
Edouard n'eut pas la consolation de rendre ce dernier honneur à son malheureux frère. Lui-môme était mort, le 19 septembre 1438, à l'âge de trente-sept ans, aprèd n'avoir régné que cinq années. Quelques historiens ont dit qu'il avait été frappé de la peste à Thomar, au moment où il allait de ville en ville pour porter des conao— lations à ses peuples, désolés par le terrible fléau. Mai:S la plupart ont pensé que le désespoir, qui le minait de — puis la défaite de Tanger, et le sacrifice de Ferdinand— furent cause de sa mort. Et en efl*et, l'admirable o\x —