‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 73 sur 240 · Ch. IV, st · texte numérisé non relu

Ch. IV, st

civile et d'une guerre étrangère, la fiança à Alphonse Y, qui devenait aussi Théritier de tous ses droits sur la Gastille. Son peuple n'accepta pas sa dernière décision : la plupart des seigneurs et des villes proclamèrent Isabelle. Le roi de Portugal, que ses succès en Afrique avaient enorgueilli, comptant aussi sur la partie des GastUlans restés fidèles à la cause de Jeanne, ne craignit pas d'accepter le legs funeste qui lui était fait : ne pouvant épouser immédiatement sa fiancée, à cause des liens de parenté qui l'unissaient à elle, et qui né* cessitaient les dispenses du pape, U la reconnut comme épouse par simple promesse (1475), et envahit la Gastille avec une armée de vingt-cinq mille hommes. Isabelle et. Ferdinand accoururent de Madrid et engagèrent vi— goureusement la lut^e.

Au mois de mai 4476, se livra dans les plaines d& Toro une mémorable action. Gamoens, en laracontant, dit quelle part glorieuse y prit le fils du roi. < Dom Jeaim « rougirait d'être oisif, quand son père va combattre. Il « s'élance sur ses traces et court le soutenir au jour de (( la bataille. Les étendards des deux nations flottent. « dans les plaines de Toro. Une lutte ardente s'engage. « La victoire, longtemps incertaine, abandonne les dra- « peaux d'Alphonse et reste fidèle à son fils. — Le jeune « héros ensanglante le triomphe des GastUlans, arrête « leur impétuosité, soutient, un jour entier, leurs elTorts , « et couvre l'honneur de son père. Tel, aux plaines de « Philippes, on vit Antoine victorieux sauver Octave « vaincu, dans cette grande journée où leurs armes (I réunies vengèrent la mort deGésar.'> La bataille de Toro eut, en eff'et, cela de particulier qu'elle ressemblaà celle de Philippes, où Octave fut défait par Brutus e Gassius, tandis que Marc-Antoine mit en déroute les deu

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