‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 77 sur 240 · Ch. IV, »i. C · texte numérisé non relu

Ch. IV, »i. C

"5. Ch. IV, 8t. 75 et 70.

frère de Vasco, Paul de Gama\ et le Bemo^ commandé par Nicolas Goelho*; un quatrième navire, moins important et destiné seulement au transport des approvisionnements, était dirigé par un simple servitear de Vasco, du nom de P. Nunez. Mais ces quatre bâtiments avaient été construits d'une façon toute spéciale par les ouvriers et les maîtres les plus habiles ; on avait affecté au service de chacun d'eux trois voilures complètes ; les ancres, les cordages, tous les appareils, ainsi que les approvisionnements de tous genres et les munitions, avaient été plus que doublés ; les pilotes étaient les plus expérimentés de la marine portugaise ; les matelots et les soldats, au nombre de cent soixante, qui jouissaient d'une paie et de privilèges considérables*, étaient tous des hommes d'élite; en un mot, affirme un ancien narrateur, le grand Pacheco, dont nous ne pouvons suspecterla bonne foi, «le roi fit, pour les préparatifs de ce voyage et à propos d'un si petit nombre de navires, tant et de si grosses dépenses que la crainte d'exciter Tincrédulité m'empêche d'entrer dans les menus détails. » Rien ne fut laissé au hasard.

Lorsque le jour du départ fut arrivé, Vasco, qui appartenait à l'ordre du Christ, se rendit avec ses compagnons à la chapelle de Notre-Dame-de-Bethléem*, voisine de l'endroit où la flotte était à l'ancre. A leur sortie, le clergé, venu de Lisbonne, les conduisit en procession, au milieu d'une foule immense, jusqu'aux embarcations, et, après cette cérémonie d'adieux dont Camoens a fait un des épisodes les plus touchants de son poëme^, ils mirent à la voile le 8 juillet 1497.

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