‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 78 sur 240 · Depuis 8t. 86 ju8qu*à la fia du ch. IV · texte numérisé non relu

Depuis 8t. 86 ju8qu*à la fia du ch. IV

Sous l'action du vent du nord, ils s'éloignèrent ra» j|)ideinent et gagnèrent en treize jours Santiago, TUe principale de Tarchipel du cap Vert'. Barthélémy Diaz, <ïui les avait accompagnés jusque-là , se sépara d'eux en <et endroit pour se rendre à Mina, selon ses instructions. Puis, ils poursuivirent leur route et, en trois mois, d'après Osorius, en cin^|lBis, d'après Barros, ils arrivèrent à la baie de Sainte «jVélène où ils atterrirent'. Tandis que Vasco était resté sur la plage, cherchant, au moyea de ses instruments et de ses cartes, à déterminer le point où il était , il vit revenir vers lui plusieurs des siens entraînant un nègre qu'ils avaient surpris sur la montagne, au moment où il allait à la chasse des abeilles^ Après lui avoir donné des grelots , des grains de cristal , qui excitèrent sa joie, il lui rendit la liberté*. Le lendemain, d'autres sauvages accoururent pour être traités de la même façon, et se montrèrent si familiers qu'un Portugais, du nom de Velloso , ne craignit pas de s'aventurer aveceu^à travers les bois jusque dans la contrée*; mais, après une journée d'absence, il revint plus vite qu'il n'étail parti, poursuivi par une foule de nègres qui semblaient en vouloir à sa vie : un combat de courte durée s'engagea, dans lequel Vasco reçut au pied la blessure d'une flèche qui, heureusement, n'était pas empoisonnée •. Use rembarqua donc, sans avoir obtenu des habitants aucun des renseignements qu'il aurait désirés^ Au bout de cinq jours de nouvelle navigation*, d'après le récit de Gamoens, il se trouva en face de ce cap redoutable

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