‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 84 sur 240 · Ch. 1, 8t. 59 et suiv. jusq. 8t · texte numérisé non relu

Ch. 1, 8t. 59 et suiv. jusq. 8t

pondu par une grêle de flèches. Ils se servirent alors de leurs canons ; dès la première décharge , qui tua quatre hommes, le cheik effrayé se h&ta de leur offrir ses excuses, et leur envoya un autre pilote. La flotte, après être restée encore trois jours à Tile Saint - Georges et s'être munie d'eau, s éloigna enfin de Mozambique le !•' avril 1498. Durant le peu de temps que Gama y était resté, il avait vu trois Abyssins appartenant à la religion chrétienne, et avait appris d^m Maure, mis à la question, quil ne lui faudrait qu'un mois de navigation pour atteindre Galicut.

Le dernier pilote, envoyé par le cheik de Mozambique, n'était qu'un traître. La flotte devait être livrée aux musulmans dans le petit port de Quiloa^ ; mais cette trahison échoua, grâce aux courants qui l'en éloignèrent et la conduisirent à Mombaze'.

Elle ne courut pas moins de dangers devant cette dernière ville. Gama, devenu très-prudent, s'était contenté, le premier jour, d'envoyer vers le roi deux des siens avec quelques présents ; il leur avait été fait une excellente réception®; le roi s'était empressé d'offrir à tous l'hospitalité la plus cordiale , et il avait été convenu que les vaisseaux entreraient solcnnollement* dans le port, le troisième jour. Une foule considérable d'infidèles vint à la rencontre des Portugais; Gama n'en laissa monter qu'un très-petit nombre sur chacun de ses bâtiments, et déjà la flotte allait pénétrer dans ce port, où elle aurait été retenue prisonnière, lorsqu'une fausse manœuvre*, exécutée sur un des navires, fit croire aux Arabes que leur complot était découvert : ils se précipitèrent tous à

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