‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 89 sur 240 · Ch. VII,8t. 57 ettuW · texte numérisé non relu

Ch. VII,8t. 57 ettuW

APERÇU DE L'HISTOIRE DE PORTUaAL. 239

revenii* à pied, par une naît pluvieuse, jusqu'à la demeure qui lui avait été désignée à Textrémité de la ville.

Se doutant bien du motif de son peu de succès , il essaya le lendemain de réparer son oubli. Mais les dons qull avait préparés, furent jugés par Tintendant du palais et par le Gatual beaucoup trop minimes pour qu'ils se chargeassent de les faire parvenir à leur maître. Le Gatual ne voulut même plus venir le voir.

Il faut dire aussi que les marchands arabes, qui étaient très-nombreux à Galicut et qui ne se faisaient pas illusion sur les projets futurs des Européens , ne négligeaient rien pour indisposer contre eux toutes les autorités du pays. Ils sentaient parfaitement que, si cette première entreprise des* Portugais n'aboutissait pas à un échec complet, ils allaient se voir ravir le monopole du commerce de la côte de Malabar, et alors, sans perdre de temps, ils s'assuraient par de riches cadeaux la complaisance des ministres^, et faisaient les plus grands efforts auprès du Samorin lui-même pour ruiner d'avance les démarches de Gama. L'historien Osoriusa rassemblé dans une harangue toutes les raisons qu'ils faisaient valoir, pour prévenir ainsi l'esprit du monarque, et bien que ce discours soit d'une certaine étendue, nous croyons bon d'en mettre la traduction sous les yeux du lecteur, la situation respective des Portugais et de leurs ennemis y étant nettement dessinée.

«Grand roi, disaient les commerçants arabes au Samorin, nous vous avons assez bien servi pour que vous prêtiez l'oreille à nos plaintes. Qu'est-il besoin de vous rappeler l'importance des tributs dont notre commerce et notre industrie ont grossi et grossissent encore chaque jour le trésor de l'empire? Gonsultez les receveurs de

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