St. 04 et 8uiT. Jusq
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le langa^ persuasif que lui prête Gamoens en cette circonstance. Nous devons croire que réellement ses paroles, dans cette seconde entrevue , produisirent sur le monarque une impression plus avantageuse; car il reçut délai, en quittant son palais, plus de marques de bienveillance que la première fois. Il fut convenu qu'il retournerait, sans être inquiété , sur son vaisseau, et qu'il laisserait à terre deux de ses compagnons à qui il enverrait des marchandises pour les échanger contre les prodoits du pays. Le Gatual, à la vérité, essaya d'enfreindre les instructions de son maître^ mais la fermeté du capitaine qui déclara nettement qu'il était' décidé à se laisser tuer plutôt que de compromettre la sûreté de sa flotte, eut enfin raison de toutes les embûches dont il était entouré. D sortit de Galicut sain et sauf.
Pendant les jours qui suivirent, quelques transactions commerciales s'opérèrent régulièrement par les soins des deux Portugais restés à Pandarane. Et déjà Gama se flattait d'avoir établi une espèce de comptoir sur cette côte de Malabar, à peine découverte, lorsqu'il eut la preuve que la tranquillité dont il jouissait n'était qu apparente et que les Arabes attendaient une occasion prochaine et certaine de le perdre ainsi que tous les siens. Le fidèle Mozaïde l'avertit que, l'époque de la mousson étant arrivée, tous les bâtiments qui en profitaient chaque année pour venir du Gaire, se présenteraient bientôt devant Galicut, et que les Arabes comptaient sur leur grand nombre pour écraser sa flotte*. 11 prit aussitôt la résolution de partir et le flt savoir au Samorin. Mais, en ce moment, le Gatual luisignifla qu'il devait une somme considérable pour le droit d'ancrage, et, sans le lui dire, il retint prisonniers et entoura de naïres les deux