‹ Campagne d'Afrique en 1830Chapitre 25 sur 110 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

nos opérations, en opposant à l’ennemi un obstacle qui l’arrêtait , et le mettait hors d’état de faire agir contre nous sa nombreuse cavalerie. A la demande générale des chefs de corps, on fit ôter les coiffes blanches des shakos, elles servaient de point de mire à l’ennemi, et empêchaient de lui masquer aucun mouvement.

Le général Clouet, qui couvrait avec sa brigade, la gauche de nos avant-postes, eut à repousser plusieurs attaques très vives de l’ennemi, qui cherchait à le tourner. Les troupes, enveloppées plusieurs fois, firent très bonne contenance, et il maintint sa position .

Le débarquement du matériel avait commencé immédiatement après celui de l’armée; déjà le i5 au soir, une batterie était attelée, et quelques officiers-généraux ou supérieurs avaient chacun un cheval. La marine fournissait une quantité considérable d’hommes des équipages, qui , aidés par des corvées nombreuses prises dans les régiments , accéléraient ces travaux. M. Aubry, lieutenant de vaisseau, y pré-

sidait; il y apportait ce zèle et cette activité qui l’avaient déjà fait remarquer à Toulon, lors de rembarquement des chevaux. De nombreuses embarcations remorquant les chalans, ou allant d’un bord à l’autre, sillonnaient la mer en tous sens, et abordaient au rivage pour y débarquer des chevaux, des canons, des vivres, des munitions et des fourrages. Des fanions de diverses couleurs indiquaient sur la plage l’emplacement ou chaque chose devait être apportée. Les approvisionnements devin, de riz, de biscuit, de farine, étaient rangés en bon ordre au lieu choisi par lintendance. Un pavillon rouge avec deux canons en croix indiquait l’endroit où les munitions de guerre de^ vaient être portées. Les effets de campement avaient leurplace, ceux des hôpitaux la leur, et déjà des charpentes toutes taillées et montées comme par enchantement promettaient aux soldats blessés des ambulances vastes, commodes et aérées

Le personnel de l’administration étant alors fort peu nombreux, le général Valazé donna à l’intendant en chef, des ouvriers

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