‹ Campagne d'Afrique en 1830Chapitre 4 sur 110 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

du même vaisseau la Provence , insulté par les Algériens. Ces armements étaient formidables; ils rappelaient ceux de l’expédition d’Égypte.

Au i5 avril, la plus grande partie des régiments étaient rendus à leur destination. Le quartier-général de l’armée était à Toulon, ainsi que celui de la première division commandée par le lieutenant-général baron Berthezène; celui de la deuxième division commandée par le lieutenant-général comte Loverdo était à Marseille, et M. le lieutenant-général duc d’Escars, commandant la troisième division, occupait Aix et ses envi-

Rigaudit; la Duchesse de Berri, cap. Kerdrain; la Sirène, cap. Charmasson.

Deux corvettes, la Perle, cap. Villenan; l’Écho, cap. Graëb.

Quinze bricks, l’Actéon, cap. Hamelin; l’Adonis, cap. Huguet; l’Aventure, cap. Dassigny; l’ Alsacienne , cap. Clëry; la Badine, cap. Guindet; la Capricieuse, cap. Brindejonc; la Cigogne, cap. Barbier; la Comète, cap. Ricard; le Cuirassier, cap. La Rouvraye; le Cygne, cap. Longer; le Faune, cap. Coutiotte; le Marsouin, cap. De Forget; le Rusé, cap. Jouglas; le Silène, cap. Bruat; le Zèbre, cap. Férec;

Et une balancelle, l’Africaine, cap. De Vitrolles.

rons. L’artillerie était cantonnée sur la côte entre Marseille et Toulon; les troupes du génie à Arles; la cavalerie à Tarascon, et les chevaux et mulets d’administration à Valence et Avignon.

Les rapports sur l’état sanitaire de ces troupes surpassaient toute attente ; malgré la longueur de la route parcourue par plusieurs régiments, ils n’avaient laissé personne en arrière ; nulle part les soldats malades ne voulaient en trer aux hôpitaux dans la crainte de manquer le départ. C’est dans cet état si satisfaisant, que M. le Dauphin trouva l’armée lorsqu’il vint la passer en revue dans les premiers jours de mai. Ce prince était rayonnant de joie à la vue d’aussi belles troupes, et il dit à plusieurs reprises au général en chef : « Que vous êtes heureux, mon- « sieur, d’avoir un pareil commandement ! » Sa visite dans la rade de Toulon fut une des plus belles choses qu’il soit possible de voir, un des plus beaux spectacles qui puisse jamais être offert. Tous les bâtiments de la flotte étaient pavoisés; les équipages montés sur les vergues et dans les hunes faisaient

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