‹ Campagne d'Afrique en 1830Chapitre 42 sur 110 · CHAPITRE III. rjn · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. rjn

appliquer Fart de la gymnastique, furent massacrés par les Bédouins en traversant la plaine qui sépare le camp de Staouëli des positions où combattaient les première et deuxième divisions. Cette plaine, qui n’est couverte que de broussailles très basses et de plantes rampantes, n’offrait aucun moyen de défense contre la nombreuse cavalerie qui la parcourait en tous sens après le passage de nos colonnes.

Au moment où nos troupes, après avoir couronné le premier rideau, se disposaient à franchir le ravin qui les séparait de l’ennemi, une forte explosion se fit entendre vis-à-vis la brigade Achard, et nous vîmes des nuages de fumée et de poussière dans les airs. L’ennemi venait de mettre le feu à un magasin à poudre. Cet évènement n’eut heureusement aucune suite funeste; il était à craindre qu’en s’approchant davantage d’Alger, pareille chose ne se répétât; on jugea à propos de s’arrêter : d’ailleurs la journée avait été pénible, et les troupes avaient besoin de repos. Le général Berthezène s’établit donc avec la brigade Poret de

Morvan, un peu à droite du chemin qui mène à Alger, dans une maison de campagne ; sa droite était couverte par la brigade Danrémont de la deuxième division, et sa gauche était formée des brigades Achard et Clouet, cette dernière laissant en arrière un de ses régiments, le 28e, pour assurer les communications avec l’entrée des gorges.

Le général en chef retourna à Staouëli et y établit le quartier-général. Pendant l’affaire, les capitaines de vaisseau Villaret de Joyeuse et Hugon vinrent nous annoncer que la deuxième division du convoi, laissée à Palma, était en vue, et qu’un bon vent nous l’amenait ; cette nouvelle répandit la joie dans l’armée, car cette division avait à son bord tous les chevaux de l’équipage de siège, et une bonne partie de ceux de l’administration si nécessaires pour le transport des vivres et des blessés.

A partir de Staouëli, si l’on se dirige à l’est dans la direction d’Alger, le sol est presque par-tout couvert de palmiers nains ; il est inculte, mais sa nature justifie tout ce

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