CHAPITRE IV
Hurel à moitié chemin , et alla se placer avec sa première brigade en ligne et à la gauche du général Glouet. A la nuit , le 3oe de ligne releva le 28e à l’entrée des gorges, et nous eûmes à déplorer une méprise funeste-, des postes du 28e croyant voir arriver l’ennemi, tirèrent sur l’avant-garde du 3oe, et tuèrent quinze à dix-huit hommes. La chaleur avait été si excessive pendant la journée, que ce régiment perdit du monde, dans le trajet de Sidi-Ferruch, aux positions où il s’arrêta; le chirurgien-major entre autres tomba mort sur la route.
La troisième brigade du duc d’Escars, aux ordres du général Montlivault, qui s’était arrêtée à Staouëli pour rafraîchir, se mit en route dans la soirée, pour occuper la Maison Carrée et tous les points militaires compris entre Staouëli et la position de Chapelle et Fontaine; de cette sorte, le général Hurel rendu disponible alla prendre son rang de bataille à la gauche du général Bertier.
Au 25 juin, l’armée était donc ainsi disposée :
A Sidi-Ferruch , le 48e et quinze cents
marins des équipages de ligne, pour garder les ambulances et les approvisionnements de toute espèce qui s’y trouvaient.
A Staouëli, le quartier-général, le i5e de ligne, et la brigade Colomb d’Arcines.
Sur les hauteurs de Chapelle et Fontaine, vis-à-vis l’ennemi, la brigade Danrémont à l’extrême droite , la première division au centre , et deux brigades de la troisième à la gauche.
A la Maison Carrée et dans les redoutes intermédiaires entre Staouëli et les avantpostes, la brigade Montlivault de la troisième division.
Les Arabes garnissaient toutes les collines qui dominent la plaine entre Staouëli et les premières hauteurs du Boud-Jareah; on hâta les travaux des redoutes qui avaient été tracées de mille mètres en mille mètres, pour assurer la communication, et les troupes exécutèrent ces travaux avec leur zèle accoutumé.
Les officiers d’état -major ne pouvaient plus marcher isolément; ils prenaient des escortes toutes les fois qu’ils étaient envoyés