DES TRAJETS PARCOURUS PAR LES BALLES
A M. LE Docteur H. Zandyck.
Mon cher ami,
Le soleil d'Italie continue de darder sur nous, depuis cinq semaines, ses rayons les plus brûlants, et il ne me faut rien moins, vraiment, que le plaisir et le besoin de vous tenir parole, pour lutter, à cette heure même, contre Tépaisse et énervante chaleur qui m'accable. Pourtant, la constitution atmosphérique demeure clémente envers la population toujours nombreuse de nos hôpitaux. Un ou deux cas de pourriture nocosomiale, a l'hôpital Maggiore, cinq ou six k San-Ambroggio, et vingt
autres environ parmi les Autrichiens agglomérés a San-Francesco^ constituent, en dehors des inquiétudes qu'éveillent certaines blessures particulières non jugées, la seule préoccupation sanitaire du moment.
J'ai dit déjà que San-Francesco était une immense caserne, convertie, lors de notre entrée k Milan, en un hôpital provisoire. Construit, il y a bientôt soixante ans, sur les plans arrêtés par Napoléon, pour loger une importante garnison, ce magnifique édifice ne répondait que fort imparfaitement, on le conçoit, aux desiderata hygiéniques de sa nouvelle affectation. Mais les mêmes prédispositions locales n'existent pas a San-Ambroggio, où la pourriture d'hôpital a atteint six soldats ou sousoiTiciers français. ïl est donc difficile d'assigner ici, a la complication, d'autres causes que celles d'un peu d'encombrement, de débilitation de l'économie par insuffisance d'air ou d'alimentation, et aussi, quelques défectuosités dans l'application ou le renouvellement des topiques : j'ajouterai certaines influences morales.
Quoiqu'il en soit, lorsque, après Tappel fait par l'honorable professeur de la Faculté de Paris, M.
Yelpeau, a son collègue de l'Institut le Maréchal Vaillant, le topique de MM. Corne et Deraeaux fut signalé, par le Médecin en chef de l'armée, à l'attention de nos confrères Français et Lombards des hôpitaux de Milan, des expérimentations s'instituèrent à l'envi dans les salles où il était tant a craindre que le mal ne prît des proportions épidémiques. On dissémina les malades, en les isolant : des précautions particulières furent recommandées pour la ventilation, la propreté, le renouvellement des linges, des eaux servant aux pansements, etc., on y préposa des Médecins aide-majors spécialement chargés d'assurer ces prescriptions et, en même temps, de diriger l'application du topique préparé extemporanément, pour la circonstance, sur les indications mêmes de M. Velpeau, par les soins de la Pharmacie Centrale du Grand-Quartiergénéral de l'armée. J'ai suivi avec une scrupuleuse exactitude mon collègue le Docteur Cuveîlier, dans les observations qu'il avait mission de recueillir et de faire connaître, sur des études si intéressaotes de thérapeutique chirurgicale ; vous saurez tout à l'heure commentmes idées se sont fixées a cet égard, dans les termes que j'ai formulés a la fin de ma
dernière lettre . Je laisserai toutefois d'abord parler notre confrère et ami, le Docteur Martenot de Cordoux, Médecin-major de première classe, commis au traitement des prisonniers autrichiens de San-Francesco, et qui a eu l'obligeance de rédiger ja note suivante :
(( Les expériences faites sous mes yeux, dans des cas de pourriture d'hôpital très avancée, esquissent dès maintenant l'avenir réservé au mélange Corne-Demeaux et les espérances que les essais entrepris semblent donner, bien que le dernier mot ne puisse pas encore être dit sur une découverte de cette importance.
« Après dix jours de pansements soigneusement faits, nous avons constaté partout une améhoration très sensible des blessures suppurantes, un changement radical de leurs surfaces. Quelques-unes, plus rebelles, laissent encore apercevoir des points ulcérés, qui résistent opiniâtrement a tous les modes de traitement : mais leur aspect est généralement meilleur, et la cicatrisation progresse visiblement dans les portions détergées de la perte de substance.
(( Au début, il m'a paru convenable d'employer
la pommade, telle qu'elle est indiquée. Si elle ne suffit pas, je saupoudre la plaie et les pièces de pansement en contact avec elle, au moyen du mélange pulvérulent. Dans les ulcérations très étendues, qui donnent une grande abondance de pus, il est indispensable d'appliquer d'épais gâteaux de cbarpie, pour absorber la sécrélion et prévenir son séjour délélère sur les tissus dénudés. Les pansements ici devront être renouvelés deux ou trois fois dans les vingt-quatre heures, par cette raison d'abord, que la suppuration repousse en quelque sorte le médicament de la surface sur laquelle on veut qu'il opère ; autrement, son action, au lieu d'être permanente, ne devient plus que très passagère.
« Lorsque, au contraire, ce qui me parait constituer la règle, la plaie prend meilleure mine, on modifie le pansement, en faisant alterner la pommade avec la poudre, et dès qu'on juge que le mélange de plâtre et de coaltar n'a plus raison d'être employé, on revient au pansement classique.
« Avant tout, selon moi, il faut insister sur les moyens de salubrité locaux et généraux, l'hygiène de l'air et du régime, sans oublier celle de l'âme...»
Avec M. Martenot, je crois k la sublime puissance de ces éléments généraux de traitement de la pourriture nosocomiale, et je signalerai aussi, comme ayant beaucoup contribué a arrêter ses progrès parmi les prisonniers Autrichiens : .
1° La translation des blessés de San-Francesco au couvent de La Canonica, largement ouvert sur le Bastione et les terrains en friche qui le bordent, de la Porta Orientale a h Porta Nuova,
2^ La substitution d'une alimentation tonique, a base de viandes rôties arrosées de vin rouge , au régime nécessairement hyposthénisant de la médication italienne, dont nous avons déjà enregistré la prédilection marquée pour les évacuations sanguines, pour la diète prolongée, en vue du fantôme, un peu trop et toujours redouté, de l'inflammation.
Si nous ajoutons que, traités d'abord par les médecins Autrichiens, prisonniers et soumis comme eux aux sinistres préoccupations de la captivité : confiés, ensuite, après la libération de leurs compatriotes, aux soins des médecins Lombards, les blessés de San-Francesco n'avaient reçu, au début, que l'assistance abattue et découragée de la défaite : plus tard, que celle— toujours suspecte aux
vaincus — de leurs anciens adversaires, comment ne pas apprécier, a une liante valeur, l'impression favorable ressentie par leur moral, quand ils ont vu s'approcher d'eux les médecins français, désintéressés, par la victoire même, dans une lutte, où l'honneur seul avait été momentanément engagé, sans répétition ni vengeance sous-entendues contre un passé exempt des rancunes de l'animosité nationale ?
Aussi, dès que ces victimes de la guerre ont pu recevoir, de la part des chirurgiens français, — • sans arrière -pensée ni défiance, comme sans retour pénible sur les désastres de la veille, — des secours et des consolations auxquels les expérimentations nouvelles, patronées par les illustrations de la Médecine et de l'Armée, commandaient encore d'apporter plus d'attention, on a vu — ce qu'il était aisé de pressentir d'ailleurs — leur gaîté reparaître, leur appétit et toutes leurs fonctions se réveiller de la profonde torpeur où ils allaient s'épuisant insensiblement. Est-il étonnant, qu'à la faveur de ce changement intime, manifesté souvent par les témoignages extérieurs de la plus profonde gratitude, les plaies aient subitement
revêtu une physionomie meilleure ? Faut-il surtout en attribuer le bénéfice entier a l'application du topique de MM. Corne et Demeaux ? Telle n'est pas absolument mon appréciation.
« La poudre opère bien » écrivais-je, il y a huit Jours, a peine, au D"" J. Ehrmann : « elle modifie avantageusement^ seule ou secondée par d'autres influences, les surfaces en suppuration. » A vous, mon cher ami, et à ceux qui voudront bien s'arrêter aux détails précédents, le soin de faire la part du mélange, celle de ses énergiques auxiliaires. En ce qui concerne le premier, voici ce que j'ai vu :
Généralement, au moment de la levée des bandages, la plaie, soumise au traitement dont il s'agit, accusait une tendance prononcée à ladétersion. La diminution du pus ne m'a jamais semblé instantanément sensible, ce qui éloigne toute idée d'absorption active par le plâtre-coaltar. Cette diminution n'avait lieu qu'au fur et a mesure des progrès de l'émondation , parallèlement au développement de ces bourgeons charnus, qui seront toujours la condition essentielle d'une sécrétion louable, normale. Jusques-là, le pus, emprisonné entre la plaie et le
mastic formé par la poudre ou la pommade sur les premières pièces de linge, s'amassait si copieusement qu'on le voyait s'en écouler, comme un liquide tombe d'un vase, sitôt le pansement soulevé.
Cette accumulation du pus sous le bandage était parfois tellement douloureuse aux malades, qu'ils réclamaient, à chaque heure, le renouvellement du pansement. J'en ai vu deux, exaltés à ce point, par la souffrance, qu'ils ne voulaient plus rien supporter sur leurs plaies. D'autres pleuraient a la seule pensée d'une nouvelle application de poudre, après s'être beaucoup applaudis des premiers essais. Sur plusieurs blessures, ainsi améliorées au début, M. Martenot a constaté bientôt la réapparition de certains points ulcérés, qui, loin de se modifier par le traitement, paraissaient tendre a de nouveaux envahissements du mal. Tel était le cas d'un pauvre soldat autrichien dont la région brachiale supérieure, entièrement rongée par la pourriture, hissait voir, en dedans, la gaîne des vaisseaux presque dénudée et menacée de rupture. La mort par épuisement a devancé une crise hémorrhagique imminente. Ces jours derniers, chez un second blessé, Tarière fémorale, entamée par une large ulcération
qui occupait presque tout le triangle de Scarpa, s'est ouverte à l'heure du pansement. M. Martenot heureusement était présent à l'accident; il a pu lier le vaisseau, au-dessous de l'anneau crural, et sauver ainsi, temporairement du moins, les jours du patient.
II est bien vrai que, projetée sur une plaie putrilagineuse fétide, la poudre en neutralise sur le champ l'odeur nauséeuse sui generis : mais n'agitelle pas ici, purement et simplement, comme enduit obturateur des bouches de dégagement, véritable barrière concrèle interposée entre les surfaces exhalantes et les papilles nerveuses olfactives de Tobservateur ? Ce qui me porterait à croire que la se borne la soi-disant action absorbante ou désinfectante des gaz odorants prêtée au mélange, c'est que la fétidité ne tarde pas a reparaître, pour peu qu'on donne a la suppuration le temps d'imprégner de nouveau la couche pulvérulente qui masquait seulement les émanations, bien loin de les détruire a la source.
Que je vous dise, maintenant, mon cher ami, quelques mots de plusieurs cas graves ou particu-
lièrement remarquables de plaies d'armes a feu, en cours de traitement dans nos hôpitaux et les maisons de santé annexées.
Dans l'habitation — qui est à la fois un hôtel élégant et un musée fort curieux — du Marquis de C. B^^^, le Du Sommerard de Milan — un jeune officier de chasseurs a pied, atteint de plaie pénétrante de poitrine, a été affecté de plenro-pneumonie consécutive avec épanchement considérable. S'inspirant des données, si habilement exposées par Baudens et M. Sédiilot, sur l'opportunité de l'empyème, M. le D' Gotta a pratiqué avec bonheur une opération dont il est difficile, dans l'état actuel d'affaiblissement du blessé, de prédire le résultat définitif, mais qui a eu du moins le mérite de conjurer l'imminence d'un dénouement néfaste.
A l'hôpital Maggiore, M. le professeur Gherini vient d'appliquer, sans encombre, l'eiitérolome de Dupuytren, sur un zouave blessé a Melegnano et porteur d'un anus contre-nature. Déjà un premier éperon a été enlevé, et, au cinquième jour de l'opération, les matières ingérées avec précaution (un
peu de chocolat) n'ont plus été vomies : il y a eu un commencement de défécation. Une nouvelle apposition de la pince doit avoir lieu demain : puisse-t-elle réussir aussi bien et sanctionner de légitimes espérances î
L'inflammation des extrémités osseuses, dans les moignons des amputés, est une complication dont j'ai trop remarqué la fréquence et le danger, pour ne pas vous faire part des réflexions qu'elle m'a suggérées. Les parties spongieuses des os y sont plus sujettes que les diapbyses, où le tissu compacte prédomine ; du moins, sur une vingtaine de cas relevés dans ma pratique personnelle, j'en compte seize à la jambe, retranchée à son quart supérieur; quatre à l'humérus, scié au niveau de son col chirurgical. Le mode de cicatrisation et le système de pansement adoptés me semblent ne pas avoir une influence direcle sur la production de cette ostéite, que j'ai vu apparaître souvent sur des moignons promptement recouverts, par première inteniion, de lambeaux très charnus et très réguliers. Indépendamment de la prédisposition que je crois réellement résider, pour une grande part, dans le siège
de ia section, j'admettrais volontiers une habitude osseuse spéciale, résultant d'états morbides antérieurs ayant porté une atteinte profonde à l'économie.
Tels se présentaient les commémoratifs : l*" du Commandant de F***, du 2^ régiment de Zouaves, soldat vigoureux et énergique, mais usé prématurément par de nombreuses campagnes, par des atteintes réitérées de fièvres en Afrique et en Crimée ; cet Officier-supérieur avait été amputé delà jambe, avec beaucoup d'habileté, un peu au-dessus du lieu d'élection, par M. le Médecin principal Cuvellier : 2^ d'un jeune sous-lieutenant , polonais d'origine, amputé du bras par M. le D"" Trezzi et qui, récemment venu, avec la Légion étrangère du Sud de la Province d'Oran, était encore sous le coup de la cachexie paludéenne de l'Algérie.
Yoici comment les phénomènes s'annoncent et se succèdent dans ces tristes conjonctures. Un léger frisson, un certain malaise ouvrent la scène : tout à coup, la plaie, sur le point de se fermer complètement, se boursoufle, se renverse, laisse suinter une sanie ichoreuse : le moignon dpvient chaud, douloureux. Le sommeil disparaît, puis l'agitation
augmente et va jusqu'au délire ; la résorption marche d'autant mieux qu'elle se fait en un lieu clos : surviennent la diarrhée, les sueurs colliquatives, la lièvre ardente et continue...., on devine sans peine le dénouement. C'est qu'en effet les remèdes les plus énergiques, frictions mercurielles, débridements,vésicatoires, pointes de feu, etc., échouent alors presque fatalement.
A la Casa Melsi, M. G^^^ porte, au bas-ventre, a quelques centimètres au-dessus de la symphyse du pubis, une plaie circulaire, froncée de la circonférence au centre, qui accuse le travail de perforation d'une balle, sans qu'aucun symptôme de lésion intestinale ou de péritonite ait, depuis six semaines, révélé les effets ordinaires de la présence d'un corps étranger dans l'abdomen. On a presque conclu de la, à la non-pénétration du projectile. En attendant, la plaie, qui n^ se ferme pas, laisse échapper, du milieu de son disque, une petite quantité de pus séreux. Il y a parfois des mouvements pyrétiques; l'écoulement de l'urine n'est pas toujours aussi abondant, aussi réguUer et les intermittences coïncident avec certaines sensations de pesanteur
du côté de l'anus. Je propose d'explorer l'hypogastre et je parviens, non sans quelques difficultés, à faire cheminer assez profondément une sonde métallique, courbe, dans un trajet a peu près verticalement postérieur a la symphyse pubienne, jusqu'au niveau du col de la vessie (?), ou sur les côtés de la prostate. . . . — On comprend que je n'ai pas la prétention de déterminer plus précisément l'aboutissant d'un parcours aussi imparfaitement reconoaissable, en raison de son siège, des déviations et des migrations que la balle a pu y éprouver. — La constatation a laquelle nous nous sommes livré explique déjà comment le péritoine et les intestins ont eu la chance d'échapper aux atteintes qui les avaient menacés de si près. Que deviendra désormais le corps étranger? Faut-il redouter un abcès intrà-pehien, espérer l'enclavement, l'enkystement du plomb, sa sortie spontanée, par une élaboralion phlegmoneuse, qui se manifesterait vers le périnée et a laquelle l'art pourrait jusqu'à un certain point venir en aide ?
A la Casa Gonfalonieri,^ le colonel L*** nous offre un exemple des phénomènes consécutifs qui,
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presque toujours, dans les étroites sinuosités des longs trajets produits par les balles, entravent et compromettent des cicatrisations d'abord entrevues sous les aspects les plus favorables. Cet Officier-supérieur a eu le dos parcouru, en arrière, d'une épaule a Tautre, par une balle qui, sans intéresser la cavité respiratoire, a fracturé une portion de l'épine scapulaire gauche et l'apophyse épineuse de Favant-dernière vertèbre cervicale. Quelques débris d'os, de vêtements, quelques portions nécrosées des feuillets aponévrotiques traversés par le projectile, ont déterminé incidemment un cloaque profond que décèlent une suppuration verdâtre et fétide, des frissons erratiques, de la raideur et de la sensibilité dans les mouvements de la tête. Des contre-ouvertures ont déjà été pratiquées, mais avec un résultat incomplet : la disposition fortement cloisonnée des muscles de la nuque et du dos favorise évidemment ici la reconstruction des clapiers. Je conseille de passer un séton fdiforme. M. Guvellier opine pour un tube de drainage : c'est assurément une excellente occasion d'essayer de la méthode ingénieuse dji professeur Chassaignac.
Le colonel L*** a, pour voisin, le Commandant du Génie S*-^^ de R^=^'* , chez qui, à Melegnano, le 8 juin, — il y a plus de deux mois déjà ! — une balle a traversé l'espace inter-osseux de la jambe, un peu au-dessus de sa partie moyenne . Les os n'ont point souffert dans leur intégrité ; la plaie, peu étendue en longueur, a pu être suffisamment émondée au début. La suppuration, malgré cinq ou six débridements, persiste avec une désolante opiniâtreté. La sensibilité, profonde et très exaltée dans le membre, me porterait assez volontiers à admettre un travail phlegmasique, voire même une exfoliation périostique du tibia ou du péroné
— Il est temps, mon cher ami, d'interrompre cette chronique, dans laquelle je m'oublie, je le sens, avec une complaisance qui serait fastidieuse pour une affection moins indulgente, moins éprouvée que la vôtre. A défaut d'intérêt, ces études de Chirurgie militaire, vers lesquelles vous avaient entraîné vos premières aspirations médicales, ne vous auront-elles pas rappelé, avec quelqu'émotion, les souvenirs déjà lointains, mais pourtant toujours
chers, de notre vie commune, aux ambulances de l'armée d'Afrique, en 1840 et 1841?
Laissez-moi l'espérer et me dire toujours,
Milan, le 45 août 1859
VHP LETTRE,