‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 148 sur 345 · LIVRE TROISIÈME. — VENDOME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME. — VENDOME

» gade Paris, s'établiront derrière la Braye, le long de la » route de Lavenay à Bessé.

» Chaque commandant de corps d'armée fera étudier M les routes et chemins praticables pour se porter, dans la » journée du 18, sur les positions suivantes :

» Le 2P corps : sa gauche à Thorigny, sa droite au » Breuil;

» Le l?" corps : sa gauche à Ardenay, sa droite à » Volnay;

» Le 16^ corps : en arrière de Grand-Lucé, se reliant » par sa gauche avec le 17^ corps, sa droite à Pruillé.

» Le général Barry a reçu directement des ordres pour » la direction qu'il doit suivre, ainsi que la brigade Paris, » du 17® corps, qui doit marcher avec lui jusqu'à nouvel » ordre.

» Le 19, l'armée prendra position en avant du Mans; » il sera indiqué d'ici là, à chaque corps , les directions » générales qu'il aura à suivre pour passer sur la rive » droite de la Sarthe.

» Le général en chef rappelle que toutes les batteries )) d'artillerie mises en position, ou voyageant isolément, » doivent avoir une garde suffisante, et que le comman- M dant de cette garde est responsable de la conservation » de ces batteries.

» Les généraux commandant les divisions s'assureront M par eux-mêmes des positions des batteries, des dangers » qu'elles peuvent courir, et de l'exécution des ordres » qu'ils auront donnés pour l'emploi de l'artillerie.

» Le départ demain, pour tous les corps, est fixé à sept • heures et demie. Les convois, parcs et bagages devront » être engagés sur les directions à suivre une heure avant ^) le départ des corps.

» Le grand quartier général sera demain à Saint-Galais.

» Les généraux commandant les corps d'armée feront

» connaître au général en chef leurs quartiers généraux et » enverront des plantons ainsi qu'il a déjà été prescrit.

» Il est essentiel que derrière toute ligne d'infanterie » en retraite il y ait des cavaliers en éclaireurs, de façon » à s'opposer aux uhlans qui suivent l'armée. Il n'est pas •'> admissible que nos cavaliers soient moins audacieux que » ces uhlans, et ne puissent faire le même service qu'eux. »

Les mouvements prescrits par les instructions qui précèdent s'exécutèrent le 17 pour les 16% 17^ et 2P corps, sans autre incident que l'attaque, par une colonne ennemie qui s'était glissée dans les bois, de l'arrière-garde de la 2* division du 17^ corps, commandée par le lieutenantcolonel Koch. Le bataillon du 5P et deux pièces qui marchaient avec lui soutinrent vaillamment ce choc , purent y résister, et l'ennemi voyant qu'on était partout sur ses gardes, abandonna le mouvement tournant qu'il paraissait vouloir essayer sur notre droite.

COMBAT DE DROUÉ.

Il n'en était pas de même pour le corps de Bretagne, placé à l'extrême gauche de l'armée. Arrivé vers sept heures du matin à Droué, il s'y était arrêté pendant trois heures pour procurer quelque repos aux hommes qui n'avaient cessé de marcher depuis la veille, lorsque l'ennemi apparut aux premières maisons du bourg. Une vive fusillade, appuyée par le feu de deux pièces d'artillerie, mit tout d'abord un certain désordre dans nos troupes ; quelques bataillons de mobilisés lâchèrent pied. L'énergie du général Goujard évita un désastre : donnant lui-même l'exemple, il ramena ses soldats à l'ennemi, et protégé par des tirailleurs disposés rapidement derrière les haies et à toutes les issues, il se porta en avant à la tète de quelques compagnies, culbuta les Allemands, les rejeta en

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