‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 188 sur 345 · LIVRE QUATRIÈME. — LE MANS · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME. — LE MANS

avoir perdu trois de ses pièces , et qu'il avait rejoint fort tard dans la soirée, à Bel- Air, les troupes des colonels Marty et Bayle. Cet échec devenait une préoccupation, en ce qu'il pouvait faire supposer que l'ennemi opérait un mouvement sérieux sur notre gauche. Ne voulant rien compromettre, le général de Jouffroy donna, à deux heures du matin, l'ordre de la retraite, et ses troupes regagnèrent les positions qu'elles avaient quittées la veille à Fortan, Savigné, Lunay, Mazangé et Espéreuse. L'ennemi, qui ne s'était pas aperçu de ce mouvement, tira jusqu'à huit heures du matin sur les maisons que nos troupes avaient occupées, et, reconnaissant son erreur, il poussa des reconnaissances dans la soirée jusqu'à Villiers, Azay et Espéreuse, sur les traces de nos colonnes.

Cette démonstration sur Vendôme, faite avec beaucoup de vigueur par nos troupes, avait forcé l'ennemi à se concentrer sur ce point. Ses pertes, au dire des habitants, avaient été considérables ; les nôtres étaient moins sérieuses, grâce à l'élan de nos troupes; nous ramenions deux cents prisonniers, et cette opération prouvait aux Allemands que, malgré sa retraite sur le Mans, la deuxième armée pouvait encore les inquiéter et leur tenir tête.

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