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LIVRE QUATRIÈME. ~ LE MANS

» leurs ailes , à l'extrëmité de la ligne , de façon à éviter » tout mouvement tournant de l'ennemi.

» Le vice-amiral Jaurëguiberry se mettra en relation » avec le général de Gurten, qui doit être à la Suze, » l'appellera à lui , et l'établira pour la défense de ses » lignes.

Les trois corps d'armée devront, bien entendu, se » relier entre eux.

» On fournira le plus tôt possible (pour après-demain « au plus tard) :

» V Les rapports sur les dernières affaires ;

» 2° L'état des pertes subies , numérique pour les M troupes, nominatif pour les officiers ;

» 3° Les propositions pour les emplois supérieurs va- » cants. (On remplacera immédiatement les autres va- » cances.)

» Le grand quartier général reste à Sillé-le-Gaiilaume, )) ainsi que le quartier général du 2P corps.

» Celui du 17® corps, à Parennes.

» Celui du 16® corps, à Joué-en-Cbarnie.

» Chaque corps d*armée qui aurait sur ses routes des » voitures ou du matériel d'artillerie appartenant à un » autre corps, fera prévenir le commandant de ce dernier, » qui fera prendre de suite ce matériel, et l'acheminera là )) où il doit rejoindre,

» On cantonnera les troupes le plus et le mieux possible, » tout en se conformant aux nécessités de la défense et » aux instructions si souvent répétées pour les prises » d'armes en cas d'alerte. »

Il est bon, avant d'aller plus loin, de donner ici textuellement la lettre adressée au ministre de la guerre par le commandant en chef, pour lui rendre compte de ce c|iii venait de se passer et de la situation .

« Sillé-le-Guillaume, le 13 janvier 1871.

« Monsieur le ministre, w Je viens d'arriver à Sillé-le-Guillaume, et, maintenant ' que j'ai pourvu au plus pressé, que la retraite est orga- " nisée et s'opère convenablement, j'ai hâte de vous-parler » des événements qui viennent de se produire, un peu )' plus longuement que je n'avais pu le faire jusqu'ici.

» Je n'ai pas besoin de vous rappeler quelle était ces " derniers jours ma situation. Pendant que l'armée se » reconstituait au Mans, les colonnes mobiles des généraux » Rousseau et de Jouffroy inquiétaient l'ennemi, éclai- » raient et occupaient le pays , évitaient l'affront de voir » réquisitionner des villes et des villages sous nos yeux , » et surtout, enfin, empêchaient l'ennemi de nous investir » complètement autour du Mans, comme il en avait le î' projet.

» J'avais hâte, vous le savez, de marcher sur Paris; » conformément à vos ordres, je dus attendre au Mans la » formation des 25^ et 19^ corps, qui devaient s'ajouter à la » deuxième armée. Néanmoins, bien que regrettant ces » retards à certains points de vue, je voyais cependant » sans inquiétude se dessiner le mouvement d'attaque du » prince Frédéric-Charles et du grand-duc de Mecklem- 5) bourg sur le Mans.

i) Occupant en effet des positions magnifiques pour la n défense, que j'avais choisies et préparées à l'avance , je )» ne mettais pas en doute de pouvoir y résister et y tenir » au moins pendant quatre ou cinq jours, assez pour que, j lassé par notre persistance, le prince Frédéric-Charles » dût se mettre en retraite.

» Appelant alors à moi les 19^ et 25* corps qui auraient )i achevé pendant ce temps leur organisation, installant » sur mes positions les mobilisés de Bretagne que vous j> m'aviez accordés et que je croyais alors une force effec-

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