‹ Campagne de 1870-1871. L'armistice et la CommuneChapitre 24 sur 52 · ORDRE DU JOUR DU GÉNÉRAL VIXOY A L^ARMÉE DE PARIS · texte numérisé non relu

ORDRE DU JOUR DU GÉNÉRAL VIXOY A L^ARMÉE DE PARIS

Le Gouvernement de la défense nationale vient de me placer à votre tête; il fait appel à votre patriotisme et à mon dévouement; je n'ai pas le droit de me soustraire. C'est une charge bien lourde; je n'en veux accepler que le péril, et il ne faut pas se faire d'illusions.

Après un siège de plus de quatre mois, glorieusement soutenu par l'armée et par la garde nationale, virilement supporté par la population de Paris, nous voici arrivés au moment critique.

Refuser le dangereux honneur du commandement dans une semblable circonstance serait ne pas répondre à la confiance qu'on a mise en moi. Je suis soldat et ne sais pas reculer devant les dangers que peut entraîner cette grande responsabilité.

A l'intérieur, le parti du désordre s'agite, et cependant le canon gronde. Je veux être soldat jusqu'au bout, j'accepte ce danger, bien convaincu que le concours (b's bons citoyens, celui de l'armée et de la garde nationale, ne me feront pas défaut pour le maintien de l'ordre et le salut commun.

Général VixoY.

APPEXDICE. 363

Lettre du général de Malroy au général Vinoij.

Hôtel de ville, le 22 janvier, 6 heures et demie. Mon général ,

Après avoir réuni les éléments de la cour martiale que vous m'avez donné l'ordre d'établir, pour juger les insurgés pris les armes à la main ', j'ai pris connaissance du décret du gouvernement, en date du 26 septembre dernier, que M. Jules Ferry m'a remis lui-même, afin que la compétence de la cour martiale pût être établie dans le cas spécial dont il s'agissait.

Or, les termes du décret ne se rapportent pas aux faits dont les insurgés se sont rendus coupables, et la cour martiale était incompétente.

Le crime dont vous aviez en vue la répression immédiate au moyen de la cour martiale est justiciable des conseils de guerre réguliers, en vertu de la loi sur Vétat de siège, et l'examen du décret et de la loi précités pourra vous en convaincre.

D'après cela, j'adresse à M. le général Soumain la liste des insurgés arrêtés, en lui demandant un ordre d'écrou à la prison militaire du Cberciie-AIidi , et en le priant de donner d'urgence l'ordre d'informer.

Lorsque l'ordre d'écrou sera parvenu à l'Hôtel de ville, le transfert de ces prisonniers aura lieu en voiture cellulaire et sous l'escorte d'un peloton de gen(!armcrie à cheval.

' Parmi les individus qui avaient été arrêtés en flagrant délit de rébellion, celui qui s'était le plus fait remarquer est le sieur Serizier, qui a été le principal auteur du massacre des Dominicains d'Arcueil.

364 APPEXDICE.

C'est d'ailleurs sur l'avis de M. le maire de Paris et du ministre de la guerre que j'ai cru devoir adopter cette ligne de conduite.

Je suis avec respect, mon général, votre très-humble et très-obéissant serviteur.

Le général commandant la 1" division.

Signé : de Malroy.

Lettre du général Blanchard au général Vinoy.

Paris, le 24 janvier 187J.

L'amiral Pothuau me rend compte que les gardes nationaux du 74" bataillon', dont les noms suivent, ont été signalés comme étant rentrés dans Paris sans autorisation. Je demande à ce qu'ils soient punis conformément à la loi, et à ce que des ordres sévères soient donnés aux portes pour que nul garde national ne puisse rentrer à Paris sans un laisser-passer en règle.

Noms des gardes nationaux du 74* bataillon qui manquent à l'appel : 14 gardes.

Agréez , etc.

Signé : Blanchard.

M. Jules Favre au général Vinoy.

Mon cher général,

J'arrive de Versailles; je suis tombé d'accord avec

' Ce bataillon ëtait un balaillon de Belleviile , commandé par le sieur Girault, qui fut depuis condamné à mort par la cour martiale de la Commune pour actes de lâcheté de son bataillon. Il fut gracié en raison des gages que ses antécédents donnaient au parti démocratique.

M. de Bismarck sur les principales questions de l'armistice, et il a été convenu d'honneur entre nous deux que le feu cesserait des deux côtés sur toute la ligne à minuit.

Envoyez donc, de suite, l'ordre aux forts et aux secteurs, a6n qu'il parvienne à temps à tous les chefs de poste. Si en effet cet ordre n'était pas exécuté, l'ennemi, après avoir interrompu son feu, pourrait le reprendre pour répondre au nôtre.

Je vous prie, mon cher général, d'agréer mes sentiments bien affectueux:

Signé : Jcles Favre.

Ce mercredi 26 janvier 1871, 7 heures du soir.

DÉPÊCHES TÉLÉGRAPHIQUES

A tous les commandants de secteur.

Hôte! de ville , à 3 heures du soir, 22 janvier. On tire sur l'Hôtel de ville; feu assez vif. Prenez mesures énergiques.

Maire de Paris aux commandants des neuf secteurs.

Hôtel de ville, 22 janvier, 4 h. 52 m. du soir.

Quelques gardes nationaux factieux appartenant au lOP de marche ont tenté de prendre l'Hôtel de ville. Ils ont tiré sur les ofHciers de service et blessé grièvement un adjudant-major de la garde mobile.

La troupe a riposté; l'Hôtel de ville a été fusillé des maisons qui lui font face de l'autre côté de la place et qui étaient d'avance occupées. On a lancé sur nous des bombes et tiré des balles explosibles. L'agression a été

366 APPEXDIGE.

la plus lâche et la plus odieuse. D'abord au début, puisqu'on a tiré plus de cent coups de fusil sur le colonel et SOS officiers, au moment où il confjédiait une députatiôn, admise un instant avant dans l'Hôtel de ville; non moins lâche ensuite, quand après la première décharge, la place s'élant vidée et le feu ayant cessé de notre part, nous fûmes canardés des fenêtres en face. Dites bien ces choses aux gardes nationaux et tenez-moi au courant. Ici tout est rentré dans l'ordre. La garde républicaine et la garde nationale occupent la place et les abords.

Commandant des gardes nationales à commandants des neuf secteurs.

22 janvier 1871, 5 h. 30 m. du soir.

Par ordre du gouvernement, faites fermer et au besoin occuper militairement tous les clubs de votre secteur.

Commandant fort de Montrouge à général l/inoy.

23 janvier 1871, 5 h. 53 m. du soir. \° 2387.

Feu très-vif sur nous pendant la journée; cesse à quatre heures et demie. La batterie à côté de nous ayant cessé son feu, les quatre pièces qui tiraient sur elle ont été tournées contre nous. Aotre bastion 4 a beaucoup souffert dans ses embrasures et épaulements qui sont ruinés. Brèche dans le mur de gorge du bastion praticable, fossé comblé par déblais. Nous travaillons à déblayer deux pièces de 24 touchées dont une démontée. Sept blessés légèrement, dont un officier.

Commandant même au même.

24 janvier 1871, 9 h. 20 m. du malin. Nous avons fait tontes les réparations nécessaires pour pouvoir reprendre le feu dès que l'ennemi ouvrira le sien. S'il ne tire pas, nous continuerons à perfectionner le travail fait. Nous dispersons matériaux provenant de brèche.

Amiral La Roncier e à général Vinoy.

24 janvier, 9 h. 15 m. du matin.

Je vous remercie d'avoir prescrit au général de Maussion de me faire appuyer au besoin par la division Susbielle. Pour le moment, je ne prévois pas avoir besoin de ce secours. Nous n'en sommes encore qu'à un combat violent d'artillerie. Les troupes du génie, de l'artillerie, de la ligne, et les marins sont animés d'un bon esprit, malgré les défaillances dont la population affolée leur donne le spectacle. J'engage celle-ci autant que possible à se retirer à Paris, mais les moyens de transport manquent, même pour emmener les malades et enterrer les morts. Aucun voiturier ne veut marcher. J'aviserai la nuit prochaine à employer le chemin de fer. Des officiers et des troupes du génie me seraient bien nécessaires. Les marins suppléent à ces dernières; je n'en ai que cent cinquante valides, et quelque infatigables qu'ils soient, je ne peux les employer partout. Les rangs des officiers d'artillerie qui sont au plus fort du danger s'éclaircissent. Quatre, dont un tué, sont déjà hors de combat. Je vous demande de m'en envoyer des jeunes,

368 APPEXDICE.

autant que possible, afin de maintenir dans leurs postes les chefs de service, sur le dévouement et le courage desquels je compte.

Les rapports individuels des commandants des forts ont du vous rendre compte des incidents de la journée. Le corps des ouvriers auxiliaires d'artillerie, au nombre de cent vingt environ, sous la direction de l'ingénieur des ponts et chaussées Baude , me rend les services les plus importants.

Commandant Montrouge à général Vinoy.

25 janvier, 9 h. 45 m. du matin.

Xos réparations sont bien terminées. Xous sommes prêts; mais l'ennemi ne tire que quelques rares coups de canon. Je ne répondrai que si le temps s'éclaircit.

Fort d'Issg à général Vinoy.

25 janvier, 8 h. 10 m. du soir.

Le tir de l'ennemi est devenu violent à partir de midi jusqu'au moment où l'enceinte l'a contre-battu vers trois heures. La batterie du Moulin de pierre a repris son tir de mortiers, qui est pour nous le plus dangereux. Les dégâts causés par les bombes ont été les suivants : deux magasins de munitions atteints, sans cependant être traversés; une porte d'un de ces magasins brisée et une traverse presque renversée. On réparera cette nuit ces dégàls, autant que possible. La batterie de la maison à clochetons n'a pas encore ouvert son feu. Les brèches n'ont pas élé agrandies. Les réparations aux câbles télégraphiques ont élé complètement terminées ce matin.

Vice-amiral Pothuau à général Vinoy.

N° 333. 26 januier, 12 h. 35 m. du matin.

Le commandant de Montrouge me répond par la dépêche télégraphique suivante. Je suis l'interprète du sentiment de mes hommes en demandant qu'on nous laisse l'honneur de défendre Montrouge. Ces artilleurs nous seraient plus utiles en armant les batteries qui nous avoisinent. Nous serions reconnaissants au général de vouloir bien ne pas nous les envoyer.

Montrouge à général Vinoy.

26 janvier 1871, 8 h. 45 m. du matin. Toutes nos réparations sont faites; l'ennemi a tiré sur nous cette nuit, mais seulement après la fin des travaux. Ce matin il tire très-peu jusqu'à présent.

DERNIERS RAPPORTS DE l' ATTAQUE DU SUD.

Commandant fort d'Issy à général Vinoy.

26 janvier 1871, à 8 h. 30 m. du soir.

Le feu de l'ennemi a repris ce matin vers dix heures. Les magasins de munitions sur la courtine 2-3 ont beaucoup souffert, surtout les murs des passages. Les voûtes toutefois n'ont pas été atteintes. A la courtine 2-3, la brèche des casemates 16 et 17 a un peu augmenté, sans cependant compromettre la sûreté de la place. Sur les autres parties de l'escarpe, les murs de masque des casemates 2, 7, 9, 12, sont crevés et laissent apercevoir

370 APPEXDICE.

les sacs à terre sur une surface d'environ deux mètres carrés. Sur la face gauche du bastion 4 et près de l'angle d'épaule, on remarque une série de trous assez rapprochés, qui indiquent que l'ennemi a l'intention de l'aire brèche de ce côté. Jusqu'à présent, ces trous n'ont entamé la maçonnerie que sur soixante à soixante-dix centimètres d'épaisseur. Dans l'intérêt de la défense, je demande à ce que ces renseignements ne soient pas publiés dans les journaux. Un affût de 2ï brisé. Beaucoup de dégâts dans les parapets. On réparera celte nuit, autant que possible. Deux hommes tués, huit blessés.

C ommandant fort de Vanves à général Vinoy.

26 janvier 1871, 4 li. ,50 m. fi» soir.

A partir de midi et malgré le brouillard, le tir de l'ennemi a été plus vif que les deux jours précédents. D'ailleurs, aucun dégât matériel sensible à signaler. Un artilleur tué, deux artilleurs et un matelot blessés.

Commandant Montrouge à général Vinoy.

26 jamjcr 1871, 5 li. 40 ni. du soir. Le feu des batteries de Fontenay a été modéré; beaucoup de bombes proportionnellement. L'Hay n'a envoyé que quelques coups; nous n'avons que des réparations d'embrasures. Un tué, deux blessés graves, une blessure légère.

Général Blanchard à général Vinoy.

26 janvier 1871, 8 b. 5 m. du soir.

Dix obus seulement sur les Hautes-Bruyères. Rien à

signaler à Villejuif et à Moulin-Saquet. Les artilleurs annoncés ne sont pas arrivés.

DERNIERS RAPPORTS DE l' ATTAQUE DE l'eST.

Commandant Faisanderie à général Vinoij.

26 janvier 1871, 5 h. 50 m. du soir.

Canonnade assez lente du Four-à-chaux de huit heures à dix heures, très-vive vers onze heures. Ralentissement du tir à midi. — Le feu cesse à deux heures. — L'ennemi occupé à réparer sa batterie. Travaux en vue près du chemin de fer de Mulhouse, 3,000 mètres de la redoute; ici quelques dégâts aux bâtiments. La redoute a répondu au feu de l'ennemi et inquiété les travailleurs.

xxn.

Commandant Nogent à général Vinoij.

26 janvier 1871, 8 Ii. 18 m. du soir. L'ennemi a continué à tirer sur nous aujourd'hui et sans résultats.

Commandant Rosny à général Vinoy.

36 janvier 1871, 6 li. 45 m. du soir.

Le fort n'a reçu que trente-deux obus dans la journée. Pas de blessés.

Commandant Noisy à général Vinoy.

26 janvier 1871, 7 h. 40 m. du soir.

Dans la journée, l'ennemi nous a envoyé onze obus seulement, qui n'ont fait aucune avarie ni arrêté nos divers travaux.

DERNIERS RAPPORTS DE l'ATTAQIE DU \ORD.

Vice-amiral La Roncicre à général Vinoy.

26 janvier 1871, 9 h. 55 m. du s.

Le tir de l'ennemi contre les forts, et notamment contre la Double-Couronne et la Briclie, a été plus violent aujourd'hui que les jours précédents. Ce dernier fort souffre beaucoup et semble être le principal point de mire de l'ennemi. Trois cents travailleurs y réparent la nuit une partie des dégâts faits pendant le jour. Il va falloir évacuer les anciennes poudrières servant de casernes; leur blindage ne présente plus aucune sécurité dans ce but. Je suis forcé, pour pouvoir mettre les artilleurs à l'abri, de faire sortir du fort deux compagnies de la garnison. La Double-Couronne est moins abîmée matériellement, mais l'insuffisance des abris en rend le séjour plus dangereux, et d'autant plus que la glace des fossés est souvent projetée en mitraille sur toute la fortification, ce qui ne se produit pas à la Briche. Au fort de l'Est, qui est un fort régulièrement construit et bien commandé, tout s'est passé sans incident. Il en est de même du fort d'Aubervilliers, qui a été relativement moins canonné, mais qui a tiré avec vigueur sur les batteries dirigées sur Drancy.

Un des services les plus pénibles consiste à casser la glace qui subsiste encore dans les fossés; ce service est absolument nécessaire sur la partie des défenses appelée la rigole de la Briche et la rigole du Crould, que rien" n'empêcherait d'enlever, si la glace pouvait porter. Les marins seuls peuvent faire ce service; les ouvriers civils que le génie y employait refusent de travailler près du

APPEX^DICE. 373

feti. Le tir sur la ville a été très-modéré aujourd'hui. Sur toutes les défenses de Saint-Denis, chacun fait noblement son devoir, et je vous demande de vous adresser des propositions en faveur des plus méritants.

Commandant AubervilUers à général Vinoy.

26 janvier 1871, 7 h. 35 m. du soir.

Tir violent contre les batteries prussiennes de droite et de gauche en arrière du Bourget. Tir violent de l'ennemi dans le fort, qui n'a pas eu de victimes.

Commandant fort de VEst à général Vinoy.

26 janvier 1871, 6 h. 50 m. du soir.

Journée du 26. Le tir est toujours continu et assez violent par intervalles. On tire toujours aux abords de la porle pendant la nuit, et pendant le jour sur les remparts. L'escarpe du front 2-3 a été percée au fond d'une casemate habitée par la troupe. Le blindage en sacs à terre un peu ébranlé a été réparé et renforcé. En résumé, la défense du fort n'est pas compromise au point de vue de la résistance des escarpes, mais le service de l'artillerie et de la garnison est rendu très-dif6cile par les obus qui labourent le fort dans tous les sens. De sept heures du matin à quatre heures du soir, trois cent cinquante obus sont entrés dans le fort. Il n'y a eu dans le jour que trois hommes blessés légèrement.

Commandant Double-Couronne à général Vinoy.

26 janvier, 4 li. 20 m, du soir.

Plusieurs abris ont dû être évacués; plusieurs hommes

ont été blessés ou tues dedans. Ces hommes sont affolés, et je pense que, dans les dispositions d'esprit où ils se trouvent, si nous avons à soutenir une attaque de vive force, il serait imposible de les entraîner à la défense. Il est de toute urgence d'augmenter immédiatement le personnel des offlciers d'artillerie. Le capitaine Brumster et l'officier Verrier, seuls qui restent, sont dans l'impossibilité de continuer plus longtemps un service aussi pénible. Je ferai parvenir l'état demandé pour les propositions aussitôt qu'il y aura un moment de calme. Nous sommes depuis ce matin sous une pluie de projectiles et enfilés de toutes parts. 11 y a également urgence à envoyer pour la nuit deux compagnies de l'intérieur, et qui n'aient pas été sous l'impression du feu incessant que les troupes de la Double-Couronne ont eu à supporter depuis le commencement du bombardement. La pile du pont de la porte de l'Est est démolie et la met dans l'impossibilité de fonctionner.

Commandant fort de la Briche à général Vinoy.

20 janvier, 5 li. 31 m. du soir.

Feu trés-violent toute la journée; les dégradations aux escarpes continuent à s'accentuer. Le fort a répondu le plus possible; deux hommes d'artillerie blessés aux pièces. Une pièce de 24 hors de service; une poudrière sur le cavalier évacuée. Une ancienne poudrière servant de casernement menacée; l'artillerie qui l'occupe a dû prendre les casemates laissées par deux compagnies du 138^ qui sont rentrées à Saint-Denis.

Note sur les services rendus jmr le jjersonnel télégraphique pendant le siège.

Le personnel télégraphique a rendu les plus grands services pendant tout le temps du siège. Ils n'ont pas toujours été sans dangers, nolanimcnt dans les forts bombardés. Les interruptions de service n'ont jamais été que momentanées, et les lignes ont toujours élé réparées sous le feu de l'ennemi môme le plus vif. Voici une liste de trente postes de télégraphie militaire qui avaient élé établis autour de Paris et qui n'ont pas cessé de fonctionner jusqu'à la fin.

Page 1