CHAPITRE TREIZIiniI
iaillon des Landes alla occuper Thiiit-Hébert; le 3' de l'Ardèclie, le Gros-Tlieil, et le hataillon des mobilisés d'Elbeuf, Amfreville. En même temps, le quartier général fut transporté à Brionne. Ce mouvement du général Roy, coïncidant avec celui du commandant Mouchez sur Goderiille, fit que le général de Bentheim abandonna sans résistance les postes établis sur sa ligne défensive, de la Bouille à Elbeuf, pour se rapprocher de Rouen. De ce côté de la Seine, le colonel de Alassow n'occupait plus que Grand-Couronne, avec un poste à Château-Robert; à l'est de la forêt de la Londe, les troupes faisant partie de son détachement avaient repassé sur la rive droite de la Seine dès le 24, en détruisant derrière elles les ponts d'Elbeuf et de Saint-Aubin.
Les forces, dont le général Roy disposait pour son mouvement offensif, se composaient du régiment des mobiles de l'Ardèche (lieutenant-colonel Thomas) et de celui de l'Eure (lieutenant-colonel Power), des 1" et 3^ bataillons des Landes (commandants Condoumy et Bétat), du 6' de la Loire-Inférieure (commandant Manet), et du 5^ bataillon des mobilisés de la légion de Rouen (commandant Goujon) : en tout, dix bataillons, auxquels il faut ajouter une quinzaine de corps francs, ayant à peine la valeur moyenne d'une section, et dont nous allons donner la liste par ordre alphabétique : 1" et 2" compagnies d'Eclaireurs de Normandie (capitaines Trémant et Lumière); l" et 2* compagnies des francs-tireurs du Calvados (capitaines Pascal et Benoît) ; celles de Breteuil (capitaine Glaçon , de la Dive (capitaine de Logivière), de Dreux (capitaine Laval), de l'Eure (capitaine Lortie), d'Evreux (capitaine Thionet), de
Lisieux (capitaine Fresnel ) , de Louviers et du Neubourg (capitaine Golvin), du Puy-de-Dôme (capitaine Bezelgues), de Rugles (capitaine Bonnet), de Saintonge (capitaine Planty), de Seine-et-Oise (capitaine Poulet-Langlet), et enfin la guérilla rouennaise (capitaine Buliotj. Quant à la cavalerie, elle faisait complètement défaut, sauf un peloton de gendarmes qui était chargé du service de la prévôté et de celui des dépêches, et sur lequel on ne pouvait pas compter pour s'éclairer. Le 12' régiment de chasseurs, qui avait fait précédemment partie de l'armée de Rouen, restait avec le général de Lauriston à Lisieux, en seconde ligne et éloigné du théâtre des opérations. L'artillerie comprenait une batterie de quatre pièces de 4 rayé de montagne, des mobiles des Côtes-du- Nord (lieutenant Rabeil); une de quatre pièces Armstrong, des mobiles des Basses-Pyrénées (capitaine Thiesson) ; enfin une de six pièces de 4 de montagne, des mobilisés du Calvados (capitaine Frémont). Ces forces réunies formaient un effectif d'une dizaine de mille hommes, avec quatorze pièces d'artillerie. Elles furent réparties de la manière suivante :
La colonne de droite;, qui devait opérer à l'est de la foret de la Londe, était composée du 3' bataillon de l'Ardèche, du 5^ bataillon de mobilisés de la légion de Rouen, et de la compagnie des francs-tireurs de Louviers, avec deux canons de montagne. Dirigée provisoirement par le commandant Goujon, elle fut renforcée du 2' bataillon de la mobile de l'Eure (commandant Ferrus), et à dater du 1" janvier, elle passa sous les ordres du commandant de Mongolficr, des mobiles de l'Ardèche.
La colonne de gauche, destinée à agir à l'ouest