CHAPITRE QLATORZIIJME
Montgolfier, avec le 3* bataillon de l'Ardèche, le 2' de l'Eure, une section de canons de montagne, une de pièces Armstrong et plusieurs corps francs ; en tout, un peu plus de 2,000 hommes avec quatre canons, occupant Orival, Saint-Ouen et la Londe, aux abords de la foret de ce nom. A gauche, à la Bouille, le colonel Thomas ayant sous ses ordres : au Château-Robert, une liaction du 2^ bataillon de l'Ardèche et une partie du 3* des Landes; à laMaison-Iîrùlée, le reste de ces deux bataillons; au Chouquet et à Saint- Ouen-de-Thouberville, le l" bataillon de l'Ardèche, avec plusieurs compagnies franches occupant des postes d'observation aux abords de la forêt, un peloton de chasseurs à cheval, quatre pièces de 4 et deux pièces Armstrong: total, un peu plus de 3,000 hommes et six canons. Au centre et en réserve , à Bourgthéroulde, le général Roy avec les 1" et 3^ bataillons de la mobile de l'Eure, un peloton de chasseurs à cheval et quelques gendarmes, environ 1,500 hommes. Enfin d'autres corps, détachés à l'extrême droite, paraissent placés sous les ordres directs du quartier général, ce sont: à Caudebec-lès-Elbeuf, le 1" bataillon des Landes ; à Elbeuf, le 5' bataillon de mobilisés de la légion de Rouen, qui devait remplacer au Xeubourg le 6" bataillon de la mobile de la Loire- Inférieure.
Telles étaient les positions occupées par le général Roy. Nous voudrions pouvoir approuver sans réserve un chef mihtaire qui marchait résolument en avant, alors que tant d'autres n'étaient que trop disposés à se porter en sens inverse; mais il faut bien reconnaître qu'avant d'entreprendre un mouvement offensif de cette importance, le général Roy aurait dû,
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non-seulement solliciter, mais encore s'assurer le concours efficace de l'armée du Havre, et surtout celui des troupes du Calvados, qui étaient plus à sa portée et qui venaient de passer sous son commandement direct. En outre, pour aller affronter seul aux portes de Rouen un ennemi supérieur en nombre, il eût fiiUu prendre une position plus militaire. Les troupes du général Roy étaient disséminées sur une longue ligne en forme de V, allant d'Elbeuf à Bourgthéroulde el à la Bouille, et hors de proportion avec les effectifs; par suite, les ailes n'étaient nullement reliées entre elles ni avec la réserve, et ne pouvaient par conséquent se prêter un appui réciproque; la boucle de la Seine, qu'on aurait dû fermer en occupant fortement la ligne la plus courte, restait ouverte, et la forêt de la Londe abandonnée à l'ennemi. Dès lors il est facile de prévoir qu'en cas d'attaque les groupes isolés d'Elbeuf, de Bourgthéroulde et de la Bouille en seront réduits à leurs efforts individuels.
Le général deBenlheim, auquel le général Roy était opposé, avait sous ses ordres directs, à la date du 3 janvier, tout le I" corps d'armée, sauf un régiment d'infanterie et deux batteries, plus la brigade des dragons de la garde et les 1"" et 10" dragons de la ligne, c'est-à-dire vingt-deux bataillons, seize escadrons et treize batteries; en tout, plus de 20,000 hommes et soixante-dix-huit canons. En défalquant les détachements qu'il avait envoyés pour se couvrir sur la rive droite, dans la direction d'Yvetot, la brigade de Zglinitzki , celle du comte de Brandebourg et la garnison de Rouen, le général de Bentheim pouvait encore disposer de près de trois brigades pour