‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 45 sur 207 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Nouvelles entreprises de la cavalerie ennemie sur l'Eure et sur l'Epte. — Situation militaire sur la rive gauche de la Seine au commencement d'octobre. — Rencontres de Garancières (6 octobre) et de Condé-sur- Vègre (7 octobre). — Preniière apparition des Prussiens à Dreux (8 octobre). — Combat de Chérisy (9 octobre). — Incendies de Chérisy et de Septeuil (10 octobre). — Evacuation et réoccupation de Dreux (11 octobre). — Situation militaire dans le département de l'Eure à l'arrivée du général de Kersalaun. — Combat de Villegats (22 octobre). — Situation militaire sur la rive droite de la Seine à l'arrivée du général Briand. — Bombardement de la Broche (20 octobre), de V'ernon (22 octobre), de Longcharaps (24 octobre). — Combat de Formerie (2S octobre).

On a vu dans un précédent chapitre, et nous allons rappeler sommairement, quelle était la situation militaire sur la rive gauche de la Seine au commencement d'octobre. Le général de Rheinbaben, qui commandait la 5' division de cavalerie, et dont le quartier général était toujours à Saint-Nom , avait la même mission que le comte de Lippe, le prince Albert fils) et les autres chefs des divisions de cavalerie allemandes, c'était de coopérer au vaste système de réquisitions organisé autour de la capitale pour tenir constamment remplis les magasins de l'armée d'investissement. Pour faciliter ses entreprises, on lui avait adjoint, à la date du 29 septembre, les 1" et 3* bataillons du 2* régiment bavarois « Prince royal» , et il avait aussitôt lancé un fort détachement sur la ligne du chemin de fer du Havre. Délogeant des Alluets les éclaireurs de la Seine et dispersant à Aigleville les mobiles qui avaient tenté de s'opposer à son passage, le général de Bredow s'était avancé

jusqu'à Pacy et Vernon , avait réquisitionné dans les environs, et réuni sur la rivière de l'Eure de grandes provisions de fourrage et de bétail , après quoi il était retourné vers l'armée de siège, emmenant son bu(in.

Sur la gauche de la 5* division de cavalerie, la 6^ (général-major duc Guillaume de Alecklembourg- Schwerin) faisait des entreprises analogues sur la ligne du chemin de fer de Chartres; et nous avons relaté l'expédition du colonel d'Alvensleben sur Rambouillet, le combat d'Epernon, la surprise et l'incendie d'Ablis.

Enfin, pour aller jusqu'à l'extrémité de cette seconde ligne d'investissement, le prince Albert (père), qui opérait sur la gauche du duc de Mecklembourg, à la tète de la 4'' division de cavalerie, avait été dirigé sur la Loire dès le 17 septembre, et s'était avancé de Alelun sur le chemin de fer de Paris à Artenay. Le 5 octobre, il rencontra nos troupes à Toury, et, à la suite de l'échec qu'elles lui firent éprouver, il fut forcé de battre en retraite sur Angerville, pour remonter le lendemain vers Etampes.

L'échec du prince Albert à Toury amena la formation du corps du général de Tann, que la (>' division de cavalerie eut mission d'appuyer. Le général de Rheinbaben, de son côté, reçut l'ordre de se mettre en communication, à Houdan , avec le duc de Mecklembourg, qui occupait Rambouillet; par suite de ce mouvement de concentration des divisions de cavalerie allemandes sur leur gauche, le département de l'Eure, un instant envahi, se trouva tout à coup dégagé.

De notre côté, après la rencontre d'Aigleville, le

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