CHAPITRE CINQUIÈME
par une nouvelle aussi rassurante pour lui qu'accablante pour nous. Dans la journée du 27 il fit afficher à Beauvais et communiquer aux journaux l'avis suivant, qui est par lui-même assez significatif : « La V reconnaissance d'hier à Formerie a montré que » le bourg était occupé par deux bataillons. Après » une courte canonnade , le détachement revint sur » Songeons et Beauvais. et empêcha l'ennemi d'attein- « dre son but, qui était de lui couper la retraite dans » la direction de Marseille. Nos pertes ont été de 55 quatre morts et douze blessés. 5? Comme les Allemands, en général, n'avaient pas l'habitude de nous faire connaître les rapports de leurs opérations, l'avis du général Senfft aurait pu paraître singulier s'il ne se fût terminé par la phrase suivante , qui était pour lui une consolation à son échec de Formerie, et pour nous l'annonce d'un nouveau désastre, dont les conséquences seront désormais irréparables : « Le 27 de 5» ce mois, à cinq heures du soir, Metz a capitulé. »