‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 73 sur 207 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

(lieutenant Villette), qui, en reconnaissance clans ces parages, avait été avertie de la présence des fourrageurs, s'était glissée à travers le bois et avait réussi à les surprendre : dans cette affaire, deux hussards furent tués et deux autres, dont un sous-officier, mis hors de combat et faits prisonniers; il y eut, en outre, plusieurs chevaux tués, blessés ou capturés. Après ce coup de main, les mobiles regagnèrent leurs cantonnements, et les habitants de Bréval se virent abandonnés sans défense aux représailles de l'ennemi. Elles ne se firent pas attendre : le soir même, les Prussiens revinrent en force; sous prétexte que l'officier qui commandait les mobiles était vêtu en bourgeois, ce qui n'était vrai que pour leur guide, et que les fusils avaient été chargés avec du plomb de chasse, ce qui était complètement faux, ils mirent le feu à plusieurs maisons, et ils recommencèrent le lendemain leur œuvre incendiaire, après avoir chassé les habitants de leurs demeures et les avoir fait cerner par un cordon de troupes en dehors du village,

A la même date, le détachement qui couvrait la forêt de Bizy repoussait également les éclaireurs de la brigade de Redern, venus de Alantes. La 3'' compagnie du 1" bataillon de l'Eure (lieutenant Bourrey), embusquée dans les bois qui dominent Bonnières, surprenait une reconnaissance du 10^ hussards, lui tuait un cavalier et regagnait son campement du Petit-! al, emmenant trois prisonniers et leurs chevaux.

Quelques jours plus tard, le colonel Mocquard, ayant repris le campement du bois d'Hécourt, résolut de déloger les Prussiens de Alantes au moyen d'un

coup de main ; il forma ses troupes en trois colonnes de 1,200 à 1,500 hommes chacune, et il se mit en marche, le 3 novembre, avec l'intention de tenter une surprise la nuit suivante; mais, après avoir eu à Boissy-AIauvoisin et à Ménerville de courts engagements, dans lesquels deux hussards prussiens furent tués et un troisième blessé, le général de Redern évacua Mantes à notre approche ; il se retira dans la direction de Vert, laissant un détachement avec son artillerie sur les hauteurs de Magnanville et menaçant de bombarder Mantes si les nôtres continuaient leur mouvement. Dès lors, le colonel Mocquard qui ne possédait pas un canon, se vit forcé de renoncer à son expédition et de regagner ses cantonnements.

A Dreux, les patrouilles du général de Schmidt faisaient de fréquentes apparitions, et les francs-tireurs ne leur niénagaient pas non plus les embuscades, qu'ils dressaient aux portes mêmes de la ville. Le 31 octobre, sur la route de Nogent, une patrouille des uhians de Zieten perdit trois hommes dont un prisonnier, et, le 5 novembre, au môme endroit, une nouvelle patrouille du même régiment eut un uhlan tué et un autre mortellement blessé.

Le 7 novembre, un petit nombre de uhians hanovriens, conduits par le premier lieutenant prince Alfred d'isenbourg, se présentèrent aux portes d'Anet. Leur exploration terminée, ces cavaliers reprenaient le chemin de Houdan , quand, sur le territoire de Boncourt, ils essuyèrent la fusillade de la 4^ compagnie du 2" bataillon de l'Ardèche (capitaine de Miraval). Deux uhians blessés, dont un mortellement, restèrent avec leurs chevaux entre les mains des mobiles.

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