‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 76 sur 207 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

U'esten lier gerjen die Ceruirumjs-Armee (jefuhrt irurde ^ A la suite de la renconlre de Bu, le général du Temple avait annoncé au ministre de la guerre qu'il avait le dessein de se jeter à corps perdu dans la forêt de Rambouillet et de tenter de pénétrer jusqu'à Versailles; sa dépêche partit de Dreux le 15 à quatre heures du soir; mais, pour toute réponse, il reçut à minuit l'ordre d'expédier à Vendôme la seule batterie d'artillerie qu'il possédait. Quoi qu'il en soit, la présence de nos troupes aux environs de Houdan avait vivement éveillé l'attention de l'ennemi qui, depuis quelque temps, se creusait la tête pour deviner les projets que nous aurions pu avoir; aussi, dans la nuit du 14 au 15, l'armée de la Aleuse reçut l'ordre d'envoyer sur la rive gauche de la Seine des bataillons de la landwehr de la garde rendus libres depuis la chute de Strasbourg, de manière à renforcer d'au moins une brigade l'infanterie attachée à la division de Rheinbaben.

En ce moment, le général d'infanterie grand-duc de Mecklembourg-Schwerin, qui, après Coulmiers, avait remplacé le général de Tann, faisait une forte reconnaissance dans l'Ouest, en attendant le prince Frédéric-Charles qui arrivait à marches forcées. Battant l'estrade et tâtonnant de tous côtés, cherchant l'armée de la Loire là où elle n'était pas , il avait fouillé le pays jusqu'à Chartres, prêt à remonter vers Dreux ou à se rabattre sur Orléans ; tout à coup le 15 novembre il reçut de Versailles l'ordre de diriger la 17* division sur Rambouillet, pendant que le 1" corps bavarois se porterait sur Auneau. Une dé-

* Voy. Blume. Die Operationen der deiitschen Heere. Berlin.

pêche (lu même jour plaçait sous ses ordres le général de Rheinbaben. Ce mouvement sur Rambouillet et sur Auneau prouve que les Allemands avaient pris pour l'avant-garde d'une, armée de secours le petit corps qui occupait Dreux, et que, malgré leurs espions et leur nombreuse cavalerie, ils n'étaient pas toujours très-bien renseignés.

En réalité, notre ministre de la guerre, au lieu de songer à enlever le quartier général de Versailles, était bien plus préoccupé de couvrir le siège de la délégation de province ; c'est pour ce motif qu'il avait formé lui-même ce long cordon de troupes qui garnissaient le Perche et la Beauce, et que ces divers corps échelonnés jusqu'à Dreux, sur leur gauche, recevaient de Tours des ordres directs , n'étaient aucunement reliés entre eux et ignoraient même leur existence réciproque. Lorsque les Allemands virent que nos forces concentrées aux environs de Dreux ne continuaient pas leur mouvement en avant, ils résolurent d'aller les attaquer; car ils n'avaient pas oublié une des maximes de guerre du grand Frédéric, maxime à laquelle les débuts de la campagne n'avaient que trop donné raison. Ils savaient que c'est à l'offensive qu'appartient la victoire : class in der Offensive der entscheidende Sieg lierjl ^ ; c'est le grand enseignement qu'ils ont tiré une fois de plus de la dernière guerre.

Le IG novembre, la 17" division se porte de Rambouillet à Alaintenon, pour marcher de là sur Dreux, de concert avec la 5" division de cavalerie qui a été renforcée par une brigade de lalandwehr de la garde;

V. Perizoaius : Taclik Neu red'ujirte Aujlcuje v, gênerai Paris. Berlin.

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