Télégramme du 29 décembre, lo^so matin
..i^*i7^^^f^°î"^® ^^ ^^ décembre, 3 heures soir. Bourbaki annonçait pour le babimé."" ^^ "^'^^ ^"^ mouvement de l'armée, mais à titre de simple pro-
térêt capital à hâter la marche sur Vesoul, en se couvrant à gauche par Tenvoi de corps francs \ De ces deux recommandations, la première découlait de la situation; la seconde, fort juste, ne parut pas inquiéter Bourbaki. Il jugea qu'il appartenait à Garibaldi ou au général Pellissier de prendre ces précautions, indispensables pour la sûreté de ses derrières. Nous verrons que tous deux se bornèrent à des mesures insuffisantes et qu^l en résulta les conséquences les plus graves. La, responsabilité première en incombe à la Délégation, qui commit une erreur capitale en laissant Garibaldi et Pellissier indépendants de Bourbaki. Ce dernier n'est guère plus excusable d'avoir admis une situation aussi fausse, et surtout de ne pas s'être assuré, d'une façon positive, que sa gauche était suffisamment gardée.
Cependant l'armée continuait son mouvement vers le nord. Le 18* corps quittait Chagny, le 29, pour marcher surBeaune et Seurre*. Bourbaki comptait qu'il atteindrait Auxonne le 1" janvier ; il espérait que tout le 20* corps serait concentré, le 31 , autour de Dole®. Quant à Cremer, il était à Dijon avec sa division et les sept bataillons de mobilisés du général Pellissier (29 décembre). On convint que, le 30, la division Cremer irait s'établir au nord-est de Dijon, vers Varoy, Orgeux, Saint- Julien. Garibaldi était resté à peu près immobile autour d'Autun. Pourtant M. de Serres admettait, sans raison sérieuse, qu'il allait garder le Val-Suzon, le plus, important des défilés situés au nord-ouest de cette ville. En vue des transports vers Besançon, on accélérait le rétablissement des viaducs détruits sur le canal et sur l'Ouche*. Le général Meyère* recevait pour instructions de détruire par tous les moyens la ligne ferrée de Langres à