Télégramme du 29 décembre, 3*» 46 soir
2. La i^e division cantounait autour de Seurre, la 2e à Meursault,, Volnay, Pomard et Bligny-sous-Beaune. Le quartier général restait à Chagny; le débarquement du 18« corps ne devait pas être achevé avant le i" janvier.
3. La S® division paraît avoir quitté le 29 Épervans pour marcher sui TOgnon (Brisac).
. 4. Télégramme du 29, 7^05 soir (M. de Serres au ministre). 5. Commandant la place de Langres.
168 NUITS, YILLERSEXBL.
Chaumont et les routes convergeant du nord et de Test vers le même point.
Le corps Bourras, à Dole depuis le 20 décembre, eu était parti depuis le 27 pour se porter à Pesmes. Le pont de rOgnon étant détruit, il allait passer la rivière à Marnaj (28 décembre) et marchait ensuite sur Gray. Le 30, il avait des escarmouches à Cresancey et Velesmes, au nord-est de cette ville ; son avant-garde y entrait le 31 décembre et le reste du corps le 1®' janvier.
Celles de nos troupes qui opéraient leur mouvement par voie de terre y trouvaient un allégement appréciable de leurs privations courantes. Malgré la neige et le froid, le cantonnement leur assurait des nuits tranquilles et réparatrices. Le bois manquait souvent, mais l'abondance du vin, l'aisance et la générosité des populations faisaient une large compensation. € Ce rapide passage à travers la Bourgogne, écrit Tamiral du Penhoat, fut le plus heureux temps de la campagne ; les hommes sentaient leurs forces renaître et, avec elles, la confiance.... » L'entreprise nouvelle plaisait, sans qu'on en connût bien le but ; on marchait à Tennemi et, quel que fût le froid, outre qu'on commençait à s'y habituer, on avait dans le bon vin et une nourriture abondante les meilleurs moyens de le combattre*.
Cependant la Délégation s'occupait de renforcer Bourbaki, suivant ses désirs. Elle avait compté tirer de Besançon une division entière, afin de remplacer au 24* corps la division Cremer destinée à rester indépendante. Mais il fallut en rabattre. Le général Rolland ne put fournir qu'une brigade*. Encore adressait-il au ministre les plus énergiques protestations, sans trouver d'écho. La garnison de Besançon était, en effet, affaiblie, non seulement par l'envoi de ces troupes à la !'• armée, mais par celui de gros détachements sur le
1. L'amiral signale un peu plus loin le manque absolu de caries du pay». La môme pénurie est signalée au 24* corps (Beauquier).
2. Général d'Aries: 15« chasseurs de marche; 63® de marche; régiment de mobiles (Heute-Garonne, Tarn-et-Garonne , Haut-Bhin); 3 sections du génie; 2t batteries de 12 {Rapport du général Rolland).
plateau de Blamont, dans la grande boucle du Doube. A la demande de Bourbaki, elle y portait huit bataillons de mobiles ou de mobilisés ^ En dehors des troupes indispensables k la garde de la place, il n'y restait plus que deux bataillons de mobilisés consacrés à garder les passages de TOgnon, si importants.
Auxonne avait une garnison relativement plus forte*. A la date du 30 décembre, M. de Serres proposait d'en prélever 2,600 hommes pour le 20* corps et de les remplacer par deux ou trois bataillons de mobilisés.
En effet, quoique la formation de ces nouveaux contingents eût progressé avec une extrême lenteur dans la plupart des départements du Midi, le ministère de l'intérieur espérait mettre 75,000 hommes en mouvement du P*" au 5 janvier, et 70,000 du 10 au 15». De ces 145,000 hommes, M. de Freycinet proposait (27 décembre) d'en envoyer 15,000 à 20,000 à Bourges, dont 10,000 au moins destinés au 15* corps, et 30,000 environ à Besançon, pour remplacer les troupes que perdait cette place. Nous verrons que Gambetta adopta une partie de ces dispositions, mais sans que ni Bourges, ni Besançon n'en dussent être réellement renforcés. On annonça, en effet, l'envoi à Besançon de 15,000 à 20,000 mobilisés « de très bonne qualité ». Ils furent « expédiés du Midi » , mais sans cartouches. Comme il n'jen existait pas à Besançon pour les fusils Enfield dont ces gardes nationaux étaient armés, on dut les renvoyer comme autant de bouches inutiles, au moment de notre retraite surPontarlier.
l. 54« mobiles (Doubs), lieutenant-colonel de Vezet; un corps provisoire (bataillon de mobiles des VosgeSi i bataillon de mobiles des Hautes-Alpes, 4« bataillon des mobilisés de la Haute-Saône), lieutenant-colonel fiousson ; 2 bataillons de mobilisés de la Haute-Saône.
S. Télégramme du 30 décembre : 14* chasseurs de marche (plus de 1,600 hommes); 49* de marche, 7 compagnies (1,000 hommes); 600 mobiles de la Gôte-d*Or (dépôt); 140 mobilisés; 400 gardes nationaux; 200 mobiles (artillerie); 80 mobiles (génie).
A la môme date, il y avait à Dôle (lieutenant-colonel Fischer) : i bataillon du 56* de marche (i,000 hommes); i bataillon du 63« de marche ( 1,275 hommes); 1 bataillon du 8i« de marche; 4 légions de mobilisés du Jura armées de fusils à percussion.