Télégramme du l^f janvier, minuit
3. M. de Freycinet (p. 288) explique ce retard par un malentendu entre Garibaldi et Tétat-major de Bourbaki. En réalité, il était dû à la mauvaise volonté de Bordone ; nous en donnerons les preuves.
CONTINUATION DU MOUVEMENT DE l'aRMÉE. 183
Française, recevait Tordre de rentrer à Dijon (nuit du V au 2).
Pendant la journée du 1**^ janvier, Tarmée continuait son mouvement. La réserve générale cantonnait à Chemin et Beauchemin, le 18* corps auprès d'Auxonne, le 20* corps vers Dole et le 24* à Besançon. Le froid était vif et la neige tombait abondante. Déjà les convois ne rejoignaient les corps qu'avec la plus grande difficulté. Il fallait recourir aux réquisitions, et le pays était épuisé. Heureusement la population se montrait sympathique et le bétail ne manquait pa6\
M. de Freycinet n'avait pas encore annoncé à Bourbaki l'envoi du 15® corps. Le 2 janvier seulement, M. de Serres fut chargé de lui en faire part. On dirigerait ce corps d'armée sur Besançon, par échelons de division, la réserve d'artillerie suivant la 1'* division. Le transport commencerait le 3 à 6 heures du matin, et la Compagnie de Lyon ferait choix des lignes à employer*.
Do son côté, Bourbaki signalait au ministre les démonstrations de l'ennemi dans la direction de Vitteaux à Dijon. Cependant il croyait la défense de cette ville suffisamment assurée par le voisinage ou la présence des troupes de Pellisfiier, de Cremer, de Garibaldi. Il prêtait aux Allemands l'intention de ralentir notre marche sur Vesoul. Aussi voulait-il éviter de s'affaiblir en détachant à Dijon d'autres éléments que la division Cremer. Il ajoutait que les 18'' et 20^ corps borderaient l'Ognon le soir du 2.
Sur les entrefaites, un incident ralentissait encore le mouvement de l'armée. Le pont-viaduc du canal, sur la ligne ferrée de Dijon à Dole, ne pouvant être rétabli avant le 4, il fallait retarder do 24 heures l'embarquement du 15* corps*.
Dans la journée du 2, la réserve générale allait à Fouge-