‹ Campagne de l'est en 1870-1871Chapitre 119 sur 165 · COMBATS AU SUD DE VE80UL · texte numérisé non relu

COMBATS AU SUD DE VE80UL

ment par des attaques dirigées au sud de Vesoul, à se dérober dans la direction de Bel fort.

Enfin, la 1 "'armée, couverte par une avant-garde laissée au sud de Vesoul, marcherait sur Belfort, entre TOgnon et le Doubs ou à Test de cette rivière. Elle aurait à sa disposition quatre routés: celle de Rioz, Montbozon, Villersexel, Héricourt; celle de Marchaux, Rougemont, Arcey; celle de Besançon, Baume, Clerval, Tlsle, qui longe alternativement les deux rives du Doubs; enfin celle de Besançon, Saint- Juan-d'Aadm, Pont-de-Roide, Montbéliard, par les plateaux. Mais notre organisation défectueuse nous retenait dans le voisinage des voies ferrées et même nous interdisait Tusage des petites colonnes, plus maniables que nos lourdes masses.

Des quatre routes qui précèdent, la première, trop exposée aux attaques allemandes , devait être négligée selon toute apparence; la dernière était très peu praticable en raison des neiges ; il était à croire qu'on n'en ferait pas un grand usage. Restaient les routes d' Arcey et de Tlsle-sur-le- Doubs ; d'Échenoz-le-Sec à Héricourt il y a environ 50 kilomètres en ligne droite; Werder supposait que les premiers échelons de Bourbaki ne pourraient déboucher devant Belfort avant quatre jours. S'il s'apercevait dès le premier jour de notre mouvement vers l'Est, il nous attaquerait de flanc le deuxième jour et serait en avant de Belfort le troisième, même si son offensive avait échoué.

Nulle part une pointe contre nos colonnes n'aurait plus de chances de succès qu'à Villersexel ; la 4* division de réserve connaissait très bien les environs ; le XIV* corps disposait de plusieurs routes pour s'y rendre. Au contraire, les colonnes françaises se soutiendraient diflicilement entre elles, car les voies transversales étaient de mauvais chemins de culture. Si les Allemands parvenaient à passer l'Ognon à Villersexel, ils nous écarteraient de notre principale ligne de marche sur Belfort et apporteraient une grande perturbation à notre mouvement, si bien qu'ils pourraient atteindre avant nous Héricourt par Lure et Béverne ou par Saint-Ferjeux, Arcey. La Lisaine, qui coupe à Héricourt la route de l'Isle-sur-le-

200 NUITS, YILLEBSëXEL*

Doubs à Belfort, se prêterait fort bien à une bataille défensive.

Telles étaient les éventualités prévues par Werder. Les combats du 5 janvier lui firent envisager la vraisemblance de la première, tandis que, jusqu'alors, la seconde avait été considérée comme la plus probable. Il donna, dans la soirée du 5, des ordres pour la concentration de ses troupes au nord deVesoul.

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