‹ Campagne de l'est en 1870-1871Chapitre 21 sur 165 · Enquête, tome IV, p · texte numérisé non relu

Enquête, tome IV, p

3. Le capitaine Dumas plaide la thèse contraire : d'après lui, se retirer de Besançon « c'était condamner d'avance la prochaine expédition de l'Est à devenir une aventure tragique, un désastre ». Rien ne nous paraît moins exact.

30 NUITS, VILLEBSEXEL.

déric-Charles et la IP armée seraient le 8 à ChâtUlon-sur- Seine et-àTroyes, De plus, la 1" 'division de réserve était partie le 1®' novembre de Colmar pour aller investir Belfort. Rien ne s'opposait plus à ce que le XIV* corps prît Tofifensive vers Dôle, en se couvrant du côté de Besançon; il pourrait ainsi couper les communications de cette place avec Lyon, vers la bifurcation d'Arc-et-Senans. En même temps des troupes seraient portées de Dijon vers Chalon, suivant Taxe de la vallée de la Saône.

Toutefois Werder, mieux renseigné sur l'importance de nos formations nouvelles dans TEst, jugea nécessaire de les faire reconnaître plus amplement avant de donner suite aux instructions qui précèdent. Les jours suivants y furent consacrés.

Quant au général Michel, il était visiblement accablé par un comniandement trop lourd pour ses forces. Il en vint à un affolement véritable, dont sa correspondance donne la preuve. Le 4 novembre, il télégraphiait au ministre : « Une armée nombreuse s'avance sur Lyon et détache des forces puissantes sur Besançon. Il est très probable que nous serons immobilisés devant Besançon ou acculés au Jura et à la Suisse. J'ai donné des ordres pour que, dès demain, la direction de Lyon soit prise par mq^ colonnes. ... Si vous voulez suspendre mon mouvement, donnez-moi des ordres....» M. de Freycinet se bornait à répondre que Tarmée devait, en effet, prendre Lyon pour objectif, mais seulement après avoir acquis la certitude qu'il serait impossible de résister. Il signalait l'importance de Chagny, qui commandait les seules communications ferrées entre les bassins de la Saône et de la Loire*. -

Cependant les craintes de Michel dépassaient toute mesure ; il donnait ordre de détruire les ponts du Doubs en amont et même en aval de Besançon, prétendant ainsi, non seulement arrêter l'ennemi, mais empêcher le commerce de bétail que les pourvoyeurs allemands avaient organisé entre

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