‹ Campagne de l'est en 1870-1871Chapitre 44 sur 165 · Enquête, tome III, p · texte numérisé non relu

Enquête, tome III, p

3. Cremer et Poullçt. Il n'avait laissé au nord de Nuits que les 3 compagnies des francs- tireurs des Pyrénées-Orientales (Olzewski).

les troupes même de Cremer. Le 7, le chef de la 2* légion dn Rhône, colonel Ferrer, donnait sa démission; le 12, le colonel et les trois chefs de bataillon de la 1" légion, tous quatre officiers de l'armée régulière, suivaient cet exemple « dans le but d'attirer l'attention du Gouvernement sur la manière dont les opérations militaires étaient conduites autour de Nuits * » . L'indiscipline que ces faits révélaient ne devait que s'accroître pendant les semaines suivantes, jusqu'à ce qu'on eût pris le parti d'enlever à Cremer les légions du Rhône, d'un maniement trop délicat pour lui.

Pour établir l'unité de commandement* et préparer l'exécution du mouvement offensif que réclamait la Délégation, le général BressoUes réunit en conférence, à Chalon, Garibaldi, Cremer et Pellissîer (12 décembre). A ce moment, il n'y avait que 6,000 hommes disponibles à Lyon; l'armée des Vosges comptait 18,000 hommes environ*. Cremer en avait 12,700. Quant à Pellissîer, en dehors des quatre bataillons détachés à Autun et à Beaune, il ne disposait à Chagny que d'éléments à peine en voie d'organisation. Dans ces conditions, une tentative sur Dijon eût eu peu de chances de succès. Toutefois, on proposa une attaque concentrique, du genre de celle qui avait échoué à la fin de novembre. L'armée des Vosges suivrait la vallée de l'Ouche; Cremer se porterait de Nuits sur Genlis et prendrait pour base Auxonne. Enfin, Pellissier effectuerait une démonstration par les routes de Verdun et de Saint- Jean-de-Losne. Mais <îes projets échouèrent devant le refus de Qaribaldi. Bordone et lui persistaient à croire que la Délégation ne consacrait pas à l'armée des Vosges toute l'attention désirable. Ne recevant que des renforts insuffisants en réponse à leurs demandes

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