‹ Campagne de l'est en 1870-1871Chapitre 45 sur 165 · Historique de la p^ légion du Rhône, p · texte numérisé non relu

Historique de la p^ légion du Rhône, p

2. Au début, il avait été entendu que tous les mobilisés seraient aux ordres de Crévisier. Le 3 décembre, BressoUes c^crit que lui seul donne des ordres; le 10, « je répète, pour la centième fois, que je ne commande pas les opérafions dans la vallée de la Saône. C'est de Cremer seul que doivent venir les ordres » (Pellissier, ouvrage cité).

3. Portés à 18,213 le 16, et à 19,127 le 26, y compris S bataillons de mobilisés de Saône-et- Loire.

PROJETS • d'expédition DANS l'eST. 65

constantes, ils se retranchaient derrière le manque de ressources pour alléguer la prétendue impossibilité de se porter en avant. Cette attitude devait persister jusque vers la fin de janvier ; à part quelques tentatives isolées, Tannée dès Vosges ne sortirait plus de la défensive.

Pour rinstant la conférence du 1 2 décembre n'eut donc aucun résultat pratique \ toutefois, Gremer invita Pellissier à se porter sur Verdun, en se reliant par Saint-Jean-de-Losne aux mobilisés du Jura disposés le long du Doub»*. Quant à la division Cremer, elle demeura répartie entre Nuits et Beaune.

Cependant la retraite du corps Bourras n'avait pas échappé aux Allemands ; leurs patrouilles ne signalaient plus la présence d'aucune troupe française à proximité de Dijon. Werder crut devoir en conclure que nous avions peut-être évacué de nouveau la vallée de la Saône, et il le télégraphia à l'étatmajor du roi. Sur ces entrefaites, il receviait du général de Moltke (13 décembre) des instructions datées de Versailles le 8, qui déterminaient à nouveau, d'une façcïn positive, la tâche à remplir par le XIV* corps. '

L'échec récent de l'armée de Parié à Champigny, celui du général d'Aurelle sous Orléans, permettaient à Frédéric- Charles de prendre roflfensive à la îFoîs dans les directions dé Nevers, Bourges et Blois. Quant à Werder, son rôle continuerait d'être ce qu'il avait été ju«c[u'alers : couvrir le siège de Belfort, qui serait poussé avec la dernière énergie, observer Langres et, d'accord avec Zastrow, protéger. les communications des IP et IIP armées; enfin, arrêter- toute" tentative d'insurrection dans le sud de • la Lorraine et dé la Champagne. Comme Zastrow, Werder devrait procéder par des pointes rapides sut nos centres de concentration, tout «n Occupant en permanence un certain nombre de villes importantes. Le général de Moltke lui recommandait d'observer avec le plus grand soin Langres , qui gênait sensiblement les communications allemandes, de chercher à arrêter entièrement les coups de main qui en partaient^, il rinvitait de

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