RETRAITE DE CREMER SUR CHAGNY
télégraphiait à M. de Serres que les préparatifs du général Bressollee n'étaient pas encore achevés. En dehors des 18,000 hommes réunis à Chagny et à Beaune, il restait à Lyon environ 15,000 hommes du futur 24® corps, et ils ne pourraient être mis en mouvement avant cinq ou six jours \ De plus, le préfet de la Haute-Marne informait Garibaldi et Cremer (20 décembre) de Tarrivée à Châtillon- sur -Seine de 20,000 hommes destinés à opérer dans la Côte-d'Or. Ce renseignement, qui se rapporte à un mouvement du VIP corps, n'était pas fait pour engager Garibaldi ou Cremer à entreprendre des opérations ofifensives.
D'ailleurs, la réorganisation de la division Cremer n'allait pas sans de graves difficultés. Depuis le combat de Nuits, les symptômes d'indiscipline se multipliaient dans les deux légions du Rhône, qui montraient une antipathie croissante pour le général. Cette situation devait même avoir pour conséquence de feire passer ces corps sous un autre commande* ment, ainsi que nous le verrons plus loin.
Un épisode qui survint alors à Beaune, l'exécution du maréchal des logis Chenet , montre bien le relâchement où en étaient arrivés, parmi nos troupes, les liens de la discipline et même, pour la population civile, le respect de la loi*.
vous pourriez cous rendre de grands services en ce moment, en faisant des démonstrations dans dilTérentes directions, de manière à inquiéter l*ennemi et à le retenir dans le territoire* environnant. Je crois que vous feriez bien de transporter votre quartier général à Bligny; vous examinerez ensuite avec M. de Serres si vous ne devez pas avancer davantage vers le nord, et j*avais toujours compris, quant à moi, que votre mission était d'occuper Dijon » (Appendice PouUet, p. 69).