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Télégramme du 6 décembre, 2'»55 soir

2. Le général Bourbaki, par un de ses anciens officiers d'ordonnance (M. d'Eichthal), p. 142. D'après ce télégramme (6 décembre), le 18® corps achèverait le soir môme son mouvement sur Gien ; il repasserait le 7 sur la rive droite. Des Pallières avait reçu, par télégramme, Tordre de se porter de Salbris à Gien, deux jours de marche au moins.

3. Télégramme du 6 décembre (des Pallières, Orléans, p. 256). Le télégramme du Délégué, daté du 6 à 2'»55 soir, ne peut être une réponse à celui de des Pallières, comme l'écrit ce dernier, p. 257. Après avoir reçu une nouvelle dépêche, datée de 8*>30 soir et confirmant la première, M. de Freycinet y répondit à 11^55 du soir, par un télégramme confirmant celui de 2h55, qui fut réellement dû à l'initiative du Délégué.

CAUPAGMF. D31 l'S3T, I, 7

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que M. de Freycinet l'avait exercé et voulait Texercer encore. Il termiDait par une demande singulièrement inopportune, celle d'être relevé de ses fonctions et remis à la disposition de la marine ^

Ses objections, les dépêches de Bourbaki, les nouvelles arrivant de Tarmée, sans doute aussi la simple réflexion avaient déjà conduit Qambetta et M. de Freycinet à rendre moins absolus leurs ordres de l'après-midi . Dans la soirée ils poussaient plus loin le désaveu de leurs intentions premières, en faisant appel au dévouenient et au patriotisme d'un général en chef auquel ils venaient de notifier sa révocation. En eflFet le ministre demandait à d'Aurelle d'aider des Pallières de ses conseils et de donner des ordres à Crouzat, si ce dernier jugeait à propos de lui en demander. Comme il fallait s'y attendre, le général refusa de pousser l'abnégation aussi loin. La situation qui lui avait été faite ne lui laissait aucune autorité vis-à-vis des généraux jusqu'alors ses subordonnés*. Le Délégué s'en rendit compte et l'autorisa à quitter l'armée dès l'arrivée de Bourbaki. Ce départ eut lieu dans l'aprèsmidi du 7 décembre.

Pendant que le haut commandement de l'armée subissait ainsi une complète réorganisation , le prince Frédéric-Charles donnait des ordres pour nous poursuivre. Heureusement il y procédait avec une grande indécision. Le matin du 5, il prescrivait au grand-duc de Mecklembourg de descendre le val de la Loire vers Beaugency, avec les troupes sous, ses ordres*. En même temps le IX® corps passerait le fleuve et porterait son avant-garde sur le Loiret; le III' corps remonterail la Loire jusqu'à Saint-Denis-de-l'Hôtel . On voit que les trois groupes ainsi constitués correspondaient à ceux formés par nos cinq corps d'armée.

Ces premiers ordres furent complétés par d'autres. La dé-

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