D'Aurelle, p
RETRAITE DE LA l'"" ARMEK SUR BOURGES. 101
Par un télégramme qui arrivait à Salbris vers midi (7 décembre) ^ il laissait le 20* corps sous les ordres de Bourbaki, jusqu'à ce que ce corps d'armée et le 15* eussent pu intervertir leurs emplacements. De même il invitait Bourbaki, encore à Gien dans la matinée du 7, à se transporter sans -retard à Argent et à Salbris pour « donner des instructions » .aux 20* et 15* corps. Ainsi le Délégué n'était pas loin de renoncer à ses combinaisons touchant ces deux corps d'armée; son inexpérience et celle de son entourage se montraient dans tout leur jour.
Ses déceptions ne s'arrêtèrent pas là. Le matin du 7, le général Crouzat lui signala le prétendu danger de voir l'ennemi marcher sur Bourges, par Clémont et Aubigny, entre les 15* et 20* corps. Ce dernier eût été coupé du 15*, avec Gien pour seul centre de ravitaillement et la direction de Sancerre comme ligne de retraite*. Des Pallières, qui partageait ces craintes, ne recevant aucun ordre de Bourbaki, prit sur lui de se mettre en retraite sur Vierzon. A 4 heures du soir, sans qu'il fût rien survenu pour expliquer ce mouvement, il dirigea vers cette ville les convois du corps d'armée sous l'escorte des débris de la 3* division*.
A peine cet ordre inopportun était- il en voie d'exécution qufe d'Aurelle se rendit auprès de des Pallières et lui présenta les plus fortes objections. Devant celles-ci, le général crut devoir encore une fois modifier ses projets. Il prescrivit que le reste des troupes marcherait le 8 sur Argent par Aubigny ; le convoi les rejoindrait par Theillay . Ces faux mouvements ne pouvaient que provoquer un désordre extrême ; un incident le rendit plus grand encore. La pointe de la 6** division de cavalerie prussienne, un escadron de hussards, bouscula un escadron du 6* dragons en grand'garde au nord de Nouan-le-Fuselier, et le poursuivit à travers ce village