D'Eichthal, p
noy , où elle arriva vers 6 heures du soir ; elle avait mis six heures pour parcourir huit kilomètres* ! Une neige fine rendait la marche très pénible. Les chevaux tombaient à chaque pas.
Quant aux 1'* et 3* divisions, elles quittaient Oien dans la nuit pour se diriger -sur la Chapelle-d'Angillon. On avait auparavant brûlé la gare et hâtivement distribué les vivres qui y étaient amoncelés. Cette évacuation se fit dans le plus grand désordre. D'après les ordres du général Billot, la r* division du 18* corps devait suivre la route de Châtillon. Mais Tencombrement du faubourg de la rive gauche était indescriptible et elle prit la direction de Cemoy par Autry. La marche dura jusqu'à quatorze heures cour certains corps".
Le capitaine du génie Pamard fit sauter le pont de Gien à 9 heures du matin^ au moment où Tavant-garde allemande était en vue. Deux de ses pièces enfilèrent la route que siyvait notre arrière-garde ® et lui causèrent quelques pertes.
A Taile opposée de la II* armée, la journée du 7 décembre avait été marquée par un vif combat, celui de Meung entre les troupes de Chanzy et celles du grand-duc de Mecklembourg. Frédéric- Charles n'en connaissait pas encoie le résultat, quand il reçut un télégramme portant que le roi de Prusse approuvait Tenvoi du grand- duc vers Tours, et invitait le prince à continuer la poursuite avec le gros de la H* année.
De tous les renseignements recueillis, Tétat- major de celle-ci déduisait que trois corps d'armée au moins se retiraient sur Bourges ; mais il se pouvait que de fortes masses eussent pris la route de Gien. De là semblait ressortir la nécessité de suivre à la fois cette direction et celle de Bourges. Cependant (7 décembre soir), le prince se bornait à prescrire au IIP corps d'occuper Gien le 8; la 18* division, qui avait jusqu'alors soutenu la cavalerie jetée sur Vierzon, dut rallier la 25* avec l'artillerie de corps. Le IX* corps réuni mar-
1. Contre -amiral du Penhoat, Journal de marche de la f* division du 18^ corps.