Penhoat, p
RETRAITE DE LA l'* ARMEE SUR BOURGES. 113
qu'il faisait doubler l'étape du 18* corps*. Son découragement n'avait fait que croître depuis sa prise de possession du commandement. « J'ai pris toutes mes dispositions pour combattre s'il est nécessaire, écrivait-il en substance au ministre, mais, avec un troupeau d'hommes en grande partie démoralisés par les échecs successifs qui viennent de les: frapper, par les fatigues de marches continuelles et rapides, par le temps affreux que nous avons et jsurtout par la débandade du 15* corps, je prévois le résultat néfaste qui nous attend. Aussi, si je puis repousser avec le 15* corps les têtes de colonnes ennemies, attendrai-je ici d'être rallié par le 20* et le 18* corps; j'irai ensuite prendre position à Saint-Amand, où j'espère avoir quelques jours de répit... Je n'essaierai pas de me retirer sur Nevers, parce qu'on m'assure que des concentrations de forces ennemies s'opèrent du côté de Dijon et d'Auxerre*. »
Ainsi, non seulement fiourbaki ne songeait pas à arrêterson mouvement de retraite, mais il entendait le prolonger jusqu'à Saint- Amand, où il stationnerait si l'ennemi voulait bien y consentir. Le bruit que des concentrations de forces s'opéraient vers Auxerre et Dijon, à plus de quatre-vingt-dix kilomètres au nord-est de Nevers, suffisait à l'empêcher de se retirer sur cette dernière ville. Il était difficile de montrer moins d'énergie et de coup d*œiK
1. Penhoat. Au lieu de coucher à Vaily, après une étape de 25- kilomètres, ou aUa jusqu*à Heurichemout.