‹ Campagne de l'est en 1870-1871Chapitre 74 sur 165 · L'intendant en chef de la i'* armée · texte numérisé non relu

L'intendant en chef de la i'* armée

8. -Nous avons dit que Gambetta avait d*abord eu l'intention de le nommer au 15* corps, en faisant du lieutenant* colonel Leperche, aide de camp de Bourbaki, le chef d'état-ms^or général.

$. Télégramme du 14 décembre, lO^^Sô matin (Enquête, tome III, p. 246).

128 NUITS, VILLER8EXEL.

core sur Bourbaki , après tout ce qui s'est passé- dans cette campagne et auparavant dans le Nord. C'est le fétichisme des vieilles gloires militaires qui nous a perdus.

« Je sais bien que si j'étais le maître, il y a longtemps que j'aurais rompu avec ce préjugé*. »

Après la réception du télégramme de Gambetta, M. de Freycinet ne put encore se résigner à voir Bourbaki évacuer Vierzon. II télégraphiait le inême jour au ministre que « cette retraite sur Saint- Amand nous couvrirait de honte ». Il n'y a rien en face de Bourbaki, ajoutai t*il. Pourquoi reculer sans cesse? Le lendemain il revenait sur ce sujet, recommandant Toccupation de la position de Selles, entre la Sauldre et le Cher, si Bourbaki se décidait à continuer son mouvement à petites journées. Il réitérait ces recommandations le 16, au moment où il pouvait craindre une défaite de Chanzy sur le Loir*.

Chanzy insistait vivement dans le même sens, sans plus de succès. Bourbaki lui répondait que marcher de Bourges sur Blois serait une faute grave, alors qu'il était en contact constant avec l'ennemi vers le Nord. Il lui prêterait ainsi le flanc et pourrait être jeté dans le Cher. De plus , il faudrait huit jours au moins pour que l'armée atteignît Blois.

Dans ces conditions, il conseillait à Chanzy de se replier sur le Mans. S'il devenait nécessaire que la 1" armée fît une diversion vers l'Ouest, il l'opérerait volontiers, mais en suîr vaut la rive gauche du Cher'.

Cette discussion ne tardait pas à devenir sans objet. Chanzy se résignait, dans la matinée du 16, à prescrire la retraite sur le Mans, au moment même où les nouvelles de Gien et de Vierzon décidaient Frédéric-Charles :à reporter vers l'Est la plus grande partie de son armée. Ainsi nous perdions les meilleurs des résultats acquis par la ténacité de Chanzy.

Bourbaki n'avait pas attendu la retraite de celui-ci pour

1. Télégramme du 14 décembre, la^^iô soir {Enquête, tome III, p. lll). ■

2. Télégrammes du 15 décembre, 5^65, soir et du 16 décembre, 9 heures et demie msiim {Enquête, lome III, p. m).

3. Télégramme du 16 décembre, 9*>15 tnatin, Enquête, tome VI, p. 173^.;

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