‹ Campagne de l'est en 1870-1871Chapitre 84 sur 165 · De Freycinet, p · texte numérisé non relu

De Freycinet, p

2. Nous avons dit que Bourbaki parait avoir subi beaucoup plus qu'inspiré ce projet.

3. Enquête, tome Ilî, p. 249, télégrammes du 19 décembre, 4*» 35 et 7*» 40 soir.

Serres lui promettait que Garibaldi couvrirait sa gauche et ses derrières, que 100,000 mobilisés du Midi garderaient le bassin de la Saône. De même Bourbaki demandait « que Besançon fût bondée de vivres et de munitions, afin qu'en cas de retraite il pût s'appuyer sur cette place *....»

11 fut donc admis que les 18* et 20* corps, avec une brigade tirée du 15* et destinée à servir de réserve générale, s'embarqueraient à La Charité, Nevers et Saincaize pour être dirigés par voie ferrée sur Chalon. Le ministre prendrait les dispositions nécessaires, de concert avec la Compagnie de Lyon. Le soir même, Gambetta et M. de Freycinet étaient avisés de l'adoption du nouveau projet *. Le premier s'empressait d'en informer Jules Favre et le général Trochu, maijs en termes voilés : « Quant à la deuxième armée (stc), elle est placée sous le commandement du général Bourbaki, dont je suis obligé de vous dire, malgré votre persistante sympathie, que le découragement est navrant.

«Il exécuté néanmoins, en ce moment-ci, un mouvement qui, s'il est bien conduit, peut avoir les résultats les plus utiles et les plus glorieux pour la France. ... Ce mouvement peut se combiner avec celui du général BressoUes à Lyon, que je vous ai déjà annoncé et que vous avez eu l'imprudence grave de publier au Journal officiel^, ...»

Ainsi, au moment même où Gambetta confiait à Bourbaki l'exécution d'un projet dont l'extrême importance lui était connue, il ne se faisait aucune illusion sur le défaut d'entrain, le découragement persistant du général en chef. Le

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