Beauquier
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suivaient leur mouvement qu'avec une certaine lenteur. Le 11 octobre, Werder était encore à Rambervillers ; le 12, ses troupes entraient dans Épinal, En apprenant la retraite de Cambriels sur Remiremont, il abandonna la poursuite et télégraphia au général de Moltke que l'entière destruction du chemin de fer d'Épinal k Chaumont et la présence de forces françaises dans la partie sud des Vosges Fempâchaient de marcher sur la haute Seine par Jussey, comme le portaient ses instructions. Il croyait préférable de suivre une route moins exposée, par Neufchâteau et Chaumont, si Tordre de marcher vers l'ouest était maintenu. Dans ce cas, dès son départ, les Français pourraient menacer Lunéville \
Le général de Moltke ne pouvait admettre cette éventualité. Fidèle au principe de la stratégie, qui veut que les forces attirent les forces, il fit prescrire à Werder de se diriger sur Luxeuil et Lure. Une brigade se porta d'Epînal sur Saint- Loup, suivie le 15 par une seconde brigade et, le L6, par le . reste dii XIV corps.
Werder ne s'était pas rendu compte de la nécessité de refouler les troupes de Cambriels sur le Doubs, avant de reprendre sa marche vers l'ouest. Le 15, il demandait encore à l'état-major du roi s'il serait indispensable de les poursuivre au delà de Luxeuil et de Lure, au cas où, comme on pouvait le prévoir, notre retraite se prolongerait plus au sud. Le 17, le général de Moltke répondait que la direction à prendre était non celle de Vesoul, mais celle de l'ennemi*.
Cette modification aux premières instructions adressées à Werder tenait à la situation dans les Vosges ou la Haute- Saône et aux succès récents des Allemands sur la Loire. Nos échecs au nord d'Orléans (10 et 11 octobre) rendaient moins urgent l'envoi du XIV* corps sur la haute Seine. Au lieu d'occuper Vesoul le 18 et de marcher le 19 sur Langres, suivant ses intentions primitives, Werder dirigea ses troupes vers Besançon.